
David Fauquemberg est Français et un jour, il a décidé d'abandonner son travail de professeur de philosophie pour partir en Australie, à la rencontre, semble-t-il,des Aborigènes.
Ce livre retrace ses "aventures" à Nullarbor, route désertique reliant Adélaïde (sud du pays) à Perth, au sud-ouest, qu'il a faite en auto-stop, logeant dans des auberges de jeunesse miteuses. Il évoque notamment sa rencontre avec un couple d'Italiens, l'attente interminable au bord de la route d'un conducteur qui voudrait bien le prendre. Mais aussi David Fauquemberg nous parle, dans le détail pour une fois, d'une expérience professionnelle qui l'a marqué: la pêche, travail au noir, avec des brutes épaisses. Il ne nous épargne rien.
Enfin, le récit laisse une bonne part à sa rencontre avec des Aborigènes chez qui il vivra quelque temps avant de repartir pour une autre destination.
J'attendais beaucoup de ce récit, moi qui adore l'Australie; mais quelle déception! Mon cher et tendre m'avait prévenu par un laconique "c'est nul". Je n'irai pas jusque là mais j'avoue être restée sur ma fin.
A aucun moment Fauquemberg ne plante le décor; on ne sait donc pas pourquoi il a choisi l'Australie et pas un autre pays, s'il y est parti sans le sou ou avec un pécule. Apparemment, il avait l'air plutôt fauché comme les blés mais voilà, on ne sait pas ce qui s'est passé: a-t-il dilapidé ses économies? A-t-il choisi, délibérément, de galérer? Pourquoi se retrouve-t-il sur un bateau de pêche alors que, manifestement, il aurait pu trouver un boulot moins repoussant (car les détails sont glauquissimes et trop nombreux à mon goût)?
On ne connaît pas non plus la durée de son périple, s'il s'est lancé à l'aventure ou s'il avait prévu un voyage strict. Bref, on ne sait RIEN!
On devine vaguement que sa rencontre avec les Aborigènes lui a été bénéfique et qu'il en a tiré quelque chose, mais quoi, on ne sait pas. Et de toute façon, ce ne sont que des suppositions de ma part car à aucun moment, Fauquemberg ne dit clairement et ouvertement que cela l'a marqué. D'ailleurs, il n'évoque que de façon très évasive la culture aborigène, ce qui la rend obscur pour un non-initié et pas assez détaillée pourquelqu'un qui s'y intéresse.
Côté style, sans être un écrivain de génie, il possède une plume intéressante, mais utilise du langage familier mélangé à un style plus soutenu qui m'a semblé parfois incongru.
Bref, en conclusion: Nullarbor est une succession de lamentations et l'Australie est un pays où il ne faut surtout pas aller. Pas très constructif tout ça alors qu'en ajoutant les éléments manquants dont j'ai parlé, ce récit aurait, à mon avis, été passionnant.
Dommage...