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lundi 17 septembre 2012

Surfer la nuit-Fiona CAPP






Nous sommes en Australie, du côté de Melbourne, le long de la Great Ocean Road.
Hannah veut apprendre à surfer; c'est Jack, son petit ami de quelques semaines qui va l'y initier. Son rêve à lui, c'est de surfer la nuit. En attendant de maîtriser les éléments, Hannah travaille dans un restaurant tenu par Marie et Ruben, un couple sur le déclin. Le dernier protagoniste est Marcus, le père de Jack et qui collectionne les coquillages et divers objets rejetés par la mer.
Aucune de ces personnages n'est heureux, aucun ne communique avec l'autre; bref, aucun ne s'en sort véritablement et tous en souffrent.
L'atmosphère qui ressort de ce roman est donc plutôt triste mais la plume de Fiona Capp est pleine de délicatesse et d'affection pour ces égarés de la vie.

A vrai dire, je ne suis pas fan de surf (je sais à peine nager!) mais passionnée par l'Australie, voilà pourquoi j'avais acheté ce livre. J'ai apprécié cette lecture, à la sensibilité à fleur de peau, malgré une fin que j'aurais aimée plus explicite. Je l'ai d'ailleurs acheté en VO lors de me dernières vacances (en Australie) et j'ai bien envie de relire cet auteur.


lundi 19 juillet 2010

Les amants de la terre sauvage-Katherine SCHOLES


Ce livre, comme beaucoup de bloggeuses, m'a été proposé et offert par Chez les filles. Le titre ne présageait rien de bon mais je l'ai accepté parce que l'auteur est Australienne et vit en Tasmanie. J'ai désormais compris que tout ce qui est Australien ne me convient pas!
L'histoire: une jeune femme tient avec son mari, un lodge en Tanzanie. Ils sont au bord de la failite et du divorce. Elle est délaissée et se retrouve seule au lodge lorsqu'une équipe de cinéma débarque afin de tourner des scènes dans cette pension typique. Sa vie va changer, par amour, évidemment.
Ca, c'est ce que j'en ai lu sur la quatrième de couverture et ce que j'en ai saisi. Car je n'ai pas terminé ce roman-fleuve à la sauce Harlequin. J'ai dû m'arrêter après une soixantaine de pages seulement, au moment où Madame rencontre l'acteur auquel elle ne devrait pas résister bien longtemps. J'ai imaginé la suite, les scènes pseudo-sensuelles, les hésitations à la "je t'aime moi non plus". C'en était trop; j'ai rangé le roman.
Ce genre de littérature n'est pas pour moi.

dimanche 9 mai 2010

La fureur et l'ennui-Richard FLANAGAN



Une fois de plus,je lis un auteur australien pas gai; effectivement, à part Kenneth Cook, pour l'instant tous les livres d'écrivains australiens et néo-zélandais que j'ai découverts, sont plutôt du genre déprimants. Richard Flanagan ne fait donc pas exception à la règle. J'étais prévenue, puisque j'avais déjà lu de lui, et apprécié, Dispersés par le vent.

Ce deux romans sont peu réjouissants, mettant en scène deux femmes aux destins tragiques. Certes les époques sont différentes, les lieux aussi (la Tasmanie pour Dispersés par le vent, Sydney pour La fureur et l'ennui) mais elles se ressemblent, en lutte contre les préjugés.

L'héroïne ici, c'est la Poupée, stripteaseuse dans une boîte de nuit à la mode de Sydeny; elle se produit chaque soir afin d'entasser les dollars qui lui permettront de s'acheter un appartement, une vie normale et une dignité. Elle y est presque mais une seule aventure d'un soir va tout faire basculer. Il suffira d'une nuit passée avec un beau jeune homme soupçonné d'être un dangereux terroriste pour que les médias s'emballent et que la Poupée se retrouve traquée comme une bête sauvage. Aucune échappatoire possible, à part la mort. Mais la Poupée, bien que proie facile, est maligne et ne renonce pas si vite. Elle erre dans les rues de Sydney, pensant que tout ce battage médiatique autour d'elle, qu'on appelle désormais la Veuve noire, va se tasser; mais non, elle est partout, sur tous les écrans de télé, dans tous les postes de radio. Elle doit agir et va agir...

Richard Flanagan a été inspiré, comme beaucoup, par le 11 septembre 2001, la paranoïa que cela a entraîné, ainsi que l'avidité de certains "journalistes" avides de scoops morbides.
Pour tout dire, j'ai préféré Dispersés par le vent, moins actuel. Cela dit, une fois plongée dans le roman,celui-ci a rempli son contrat: l'affaire est bien menée, avec un bon rythme, des rebondissements bien que l'on sente que l'issue risque d'être fatale. Un roman efficace qui met en scène les travers du genre humain. Peu d'espoir, peu d'illusions: une fois que le lecteur a intégré ce principe, il peut lire avec "plaisir" l'épopée malheureuse de la Poupée.

Richard Flanagan est donc pour moi, un écrivain à suivre; peut-être un jour écrira-t-il quelque chose de moins désespéré, ça pourrait être intéressant...

mardi 17 novembre 2009

Le koala tueur et autres nouvelles du bush-Kenneth COOK


Il est bien dommage que Kenneth Cook car j'aurais bien encore profité de ses livres; certes il m'en reste à découvrir, mais la source va forcément se tarir rapidement. Ce recueil de nouvelles était donc mon premier essai, essai concluant.

Les personnages de ces nouvelles sont de bons Australiens du bush,des vrais, des durs, de ceux qui se désaltèrent à coups de bière et vous tapent dans le dos au comptoir d'un pub.Tous plus timbrés les uns que les autres, ils ont tendance à noyer leur ennui dans l'alcool.
Les animaux ne sont pas beaucoup mieux: retors, malades, c'est plutôt leur côté obscur qui ressort.
Le tout est jubilatoire et au final je n'ai de préférence pour aucun récit : de l'éléphant constipé au koala étouffeur, du chercheur d'opale tout rose de poussière au dresseur de serpents qui se fait mordre par eux, tout est cocasse.

Kenneth Cook était conscient de sa "méchanceté", son ironie envers ses compatriotes; d'ailleurs la postface sert d'excuse. N'empêche qu'il y a du vrai dans tout ça.
A relire peut-être pendant un prochain séjour australien.

L'ont lu avant moi: Clarabel,Cathe,Keisha.

mercredi 26 août 2009

Cocaïne et tralala-Kerry GREENWOOD


Les années folles à Melbourne.

Phryne Fisher, une jeune et jolie parvenue anglaise, s'ennuie à mourir dans son pays puritain, elle qui est une jeune femme libre et oisive. Ce qu'elle veut, c'est mener des enquêtes. Alors, quand un couple de compatriotes lui demande de partir en Australie pour savoir ce qu'est devenue leur fille, elle n"hésite pas une seconde! Elle embarque sur un paquebot pour de longues semaines de mer, accompagnée de ses nombreuses malles remplies de vêtement de grandes marques.
Immédiatement, elle se sent à l'aise à Melbourne, bien que cette ville lui paraisse sans classe, voire péquenaude. L'attrait en est décuplé lorsqu'elle se retrouve au coeur d'un véritable trafic de drogue destinée aux gens bien nés de la cité.

Ce roman, je l'avais remarqué chez Clarabel il y a déjà un bail. Je l'ai lu pendant mon dernier séjour en Australie il y a quelques mois et j'ai vraiment été déçue.
Cette héroïne m'a fortement déplu: tête-à-claques, imbue d'elle-même, méprisante; son côté féministe sympathique ne m'a pas suffi, ses défauts ont pris le dessus pendant ma lecture.
L'idée de départ me plaisait (l'Australie, une femme libérée, l'humour, le polar) mais j'aurais grandement apprécié plus d'humanité de la part de l'héroïne qui m'a rappelé certains personnages de romans de chick-litt sans consistance.

lundi 18 mai 2009

Cloudstreet-Tim WINTON


Cloudstreet, c'est une grande maison, dont les Pickles ont hérité, à Perth sur la côté ouest de l'Australie. Les Pickles sont 5: le père qui dépense son salaire au tiercé, la mère aux nombreux amants et les 3 enfants, une fille et 2 deux garçons. La maison pouvant accueillir une autre famille, ce sont les Lamb qui emménagent: un couple avec les nombreux enfants dont un hadicapé suite à un bête accident.
Tout oppose ces familles qui, pourtant, pendant plus de 20 ans, vont cohabiter, sans see côtoyer: d'un côté les oisifs, de l'autre les travailleurs qui ouvrent une épicerie au rez-de-chaussée de la maison, gérée de main de maître par Oriel Lamb, la maîtresse-femme qui ne s'autorise aucun plaisir.

Pas facile pour aucune de ces familles de sortir de la misère et d'espérer un avenir radieux; n'empêche, les enfants y croient, un peu, et vont s'éloigner de Cloudstreet pour mieux y revenir.

Le personnage principal de ce roman, c'est la maison, Cloudstreet. Ses habitants forment un microcosme tantôt agréable, tantôt irritant. Ce qui est certain, c'est que vivre dans cette maison ne m'aurait pas plu! Trop abîmée, trop bruyante mais aussi humaine, qui connaît quelques joies et bien des peines.

N'empêche que même si y habiter je m'enchanterait guère, la lecture de ce roman, elle, m'a enchantée!J'envisage désormais de lire tout ce qui a été traduit de Tim Winton.

Pendant mes vacances en Tasmanie, j'ai lu dans le journal que ce roman va être adapté à la télé; j'aimerai beaucoup voir ce que ça pourrait donner.Espérons qu'il passera un jour en France, qui sait.

mardi 2 septembre 2008

La mort d'un lac-Arthur UPFIELD


En Australie, en plein désert, la vie existe malgré la chaleur et le manque d'eau. C'est dans une immense ferme au milieu de nulle part que se situe l'action de ce roman. Une poignée d'hommes et deux femmes s'occupent de la ferme; la tension est omniprésente, surtout depuis qu'un des fermiers a disparu un an auparavant, sans doute tué par l'un d'eux. Napoléon Bonaparte, inspecteur à moitié Aborigène est envoyé sur place, officiellement en tant que dresseur de chevaux, officieusement pour enquêter et trouver le coupable. Et il parviendra à bout de sa mission, discrètement, se fondant parmi ces rudes Australiens dévorés par l'appât du gain.

Ce roman a été écrit dans les années 50 et encore aujourd'hui, des Australiens vivent en plein centre du pays, dans des fermes immenses, sous une chaleur insoutenable. C'est cet aspect qui m'a plu et ramenée dans ce pays que je commence à connaître et qui me fascine. Pour le reste, c'est-à-dire l'enquête, et bien, je l'ai trouvée un peu trop rondement menée et sans grand intérêt ni suspense.

Si j'ai l'occasion de relire Arthur Upfield, je saurai donc à quoi m'en tenir: une connaissance parfaite du pays (il faut dire qu'il s'y est expatrié et vécu de nombreuses années, faisant toutes sortes de métiers, dont employé de ferme)très intéressante mais une intrigue un peu faiblarde.

vendredi 11 avril 2008

Nullarbor-David FAUQUEMBERG


David Fauquemberg est Français et un jour, il a décidé d'abandonner son travail de professeur de philosophie pour partir en Australie, à la rencontre, semble-t-il,des Aborigènes.
Ce livre retrace ses "aventures" à Nullarbor, route désertique reliant Adélaïde (sud du pays) à Perth, au sud-ouest, qu'il a faite en auto-stop, logeant dans des auberges de jeunesse miteuses. Il évoque notamment sa rencontre avec un couple d'Italiens, l'attente interminable au bord de la route d'un conducteur qui voudrait bien le prendre. Mais aussi David Fauquemberg nous parle, dans le détail pour une fois, d'une expérience professionnelle qui l'a marqué: la pêche, travail au noir, avec des brutes épaisses. Il ne nous épargne rien.
Enfin, le récit laisse une bonne part à sa rencontre avec des Aborigènes chez qui il vivra quelque temps avant de repartir pour une autre destination.

J'attendais beaucoup de ce récit, moi qui adore l'Australie; mais quelle déception! Mon cher et tendre m'avait prévenu par un laconique "c'est nul". Je n'irai pas jusque là mais j'avoue être restée sur ma fin.
A aucun moment Fauquemberg ne plante le décor; on ne sait donc pas pourquoi il a choisi l'Australie et pas un autre pays, s'il y est parti sans le sou ou avec un pécule. Apparemment, il avait l'air plutôt fauché comme les blés mais voilà, on ne sait pas ce qui s'est passé: a-t-il dilapidé ses économies? A-t-il choisi, délibérément, de galérer? Pourquoi se retrouve-t-il sur un bateau de pêche alors que, manifestement, il aurait pu trouver un boulot moins repoussant (car les détails sont glauquissimes et trop nombreux à mon goût)?
On ne connaît pas non plus la durée de son périple, s'il s'est lancé à l'aventure ou s'il avait prévu un voyage strict. Bref, on ne sait RIEN!
On devine vaguement que sa rencontre avec les Aborigènes lui a été bénéfique et qu'il en a tiré quelque chose, mais quoi, on ne sait pas. Et de toute façon, ce ne sont que des suppositions de ma part car à aucun moment, Fauquemberg ne dit clairement et ouvertement que cela l'a marqué. D'ailleurs, il n'évoque que de façon très évasive la culture aborigène, ce qui la rend obscur pour un non-initié et pas assez détaillée pourquelqu'un qui s'y intéresse.

Côté style, sans être un écrivain de génie, il possède une plume intéressante, mais utilise du langage familier mélangé à un style plus soutenu qui m'a semblé parfois incongru.

Bref, en conclusion: Nullarbor est une succession de lamentations et l'Australie est un pays où il ne faut surtout pas aller. Pas très constructif tout ça alors qu'en ajoutant les éléments manquants dont j'ai parlé, ce récit aurait, à mon avis, été passionnant.
Dommage...

samedi 22 mars 2008

Les plaines de l'espoir-Alexis WRIGHT


Nous voici en Australie, dans les années 50, chez les Aborigènes. Ivy, petite fille aborigène est un jour arrachée à sa mère. C'est une enfant volée, comme beaucoup d'Aborignèes l'ont été: ceux-ci étaient considérés comme un peuple sauvage, non éduqué et inférieur. Alors, les missionnaires ont jugé préférable de prendre les enfants pour les élever dans leur famille ou en pensionnat. Cela a eu, forcément, des conséquences désastreuses sur ces enfants et leurs parents.

Dans ce roman, la mère d'Ivy se suicide et Ivy est considérée par ses pairs comme une espèce de sorcière qui attire la mort. Elle est peu à peu rejetée, à tel point qu'on ne sait plus quoi faire d'elle. Elle se retrouve enceinte par la faute d'un missionnaire mais au lieu de lui confier son enfant, on l'enferme loin du camp aborigène dans un hôpital psychiatrique. Hôpital où elle restera de très nombreuses années avant de revenir dans le camp de sa mère.

Ce roman raconte l'histoire terrible d'Ivy mais aussi la quête de sa fille qui ne connaît rien de ses origines, et qui va faire tout ce qu'elle peut pour retrouver cette mère inconnue.

Rien qu'en lisant mon court résumé, vous comprenez que ce roman n'est pas gai. Et c'est vrai, comme, je ne le répéterai jamais assez, tous les romans australiens et néo-zélandais que j'ai lus jusqu'à présent. Mais il évoque une période sombre pour les Aborigènes qu'il ne faut pas occulter.

Tout au long de ma lecture, j'ai oscillé entre enthousiasme et perplexité, notamment parce que certains passages sont assez obscurs: un peu trop décousus, peu clairs pour le lecteur qui n'y connaît rien concernant les Aborigènes. Mais, plusieurs semaines après l'avoir lu, je me rends compte que ce roman m'a vraiment marquée, et que j'ai bien l'intention de lire les autres ouvrages traduits d'Alexis Wright.
En effet, ces destins tragiques de femmes m'ont remuée, je me suis attachée à elles même si je n'ai pas toujours compris leurs décisions et parfois leur passivité (je pense notamment à la fille d'Ivy).

Alexis Wright est une des rares Aborigènes qui a réussi et qui peut, de par son succès, revendiquer les droits de son peuple, parler pour eux, en espérant que leur culture ne meurt pas à petit feu. Alcool, inceste, chômage, racisme sont le lot quotidien de ce peuple et Wright fait partie de ces gens qui refusent cela. Alors pour ça, je l'admire et j'espère qu'elle va poursuivre dans cette écriture engagée avec le même talent et la même émotion que pour Les plaines de l'espoir.

mardi 4 septembre 2007

Nos voisins du dessous-Bill BRYSON


Déjà lu en avril 2006 quelques mois après mon premier voyage en Australie, je l'ai à nouveau dévoré à la fin de mon second séjour australien. Mon cher et tendre l’ayant lu deux fois également, le live est dans un état indescriptible, tout scotché et avec les pages cornées.
Et la seconde lecture fut encore plus savoureuse que la première car j’ai quelques points communs avec Bill Bryson : non pas son physique (ouf pour moi!), ni son talent de narrateur (tant pis pour moi) mais son amour pour l’Australie, pays fascinant et sa façon de voyager, à savoir : en voiture, à s’arrêter dès que quelque chose nous intéresse. Du coup, j’ai reconnu pas mal d’endroits qu’il évoquait et où je suis allée : Big Lobster (le Grand Homard en résine), le parc animalier avec le musée du ver de terre géant, Broken Hill et Silverton en plein désert…
Je sais que des lecteurs ont peu apprécié cette lecture car ils l’ont trouvée ennuyeuse, ce que je peux comprendre : pour aimer, il faut soit connaître un peu l’Australie, soit au moins l’aimer et avoir très envie de la découvrir. Parce que Bill Bryson détaille pas mal ce qu’il visite, évoque l’histoire de l’Australie, parle géographie et géologie. Alors forcément, ça n’intéresse pas tout le monde.


Moi si, j’adore : je revis mes voyages, apprends et ris beaucoup !