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jeudi 10 novembre 2011

La vie est brève et le désir sans fin-Patrick LAPEYRE

Deux hommes, dont Louis, aiment Nora. Nora, elle, aime tout le monde, et joue, consciemment ou non, avec les nerfs de ses amants, à qui elle brise le coeur, en disparaissant sans laisser de traces, pour mieux revenir ensuite. Louis, marié, ne se résout pas à quitter par sa femme, non pas par amour pour elle, uniquement par faiblesse. L'autre amoureux, dont j'ai oublié le prénom, est célibataire et attend le retour de l'être aimé qui batifole.

J'ai abandonné ce roman à la moitié, au moment où Louis s'enfuit à toutes jambes alors qu'il est avec sa femme dans une file d'attente de cinéma. C'en fut trop pour moi, après 150 pages de lecture très laborieuse. Pourtant, la plume de Patrick Lapeyre n'est pas antipathique mais l'ensemble est creux, sans intérêt. La pseudo-histoire d'amour(s) est pathétique, formée par des personnages mous, lâches, sans consistance ni volonté, qui laissent passer leur vie sans rien faire. Même Nora la "garce" n'arrive pas à être détestable ni désirable. Elle aussi est plate, alors qu'elle est censée faire tourner la tête des hommes. J'aurais aimé la comprendre.

J'ai aussi été incapable de saisir et supporter ces hésitations amoureuses, ces revirements et  ces vies sentimentales agitées, et finalement bien vides.

lundi 13 juin 2011

L'agenda des plaisirs-Abha DAWESAR



Un jeune Français, fraîchement débarqué à New York et embauché en tant que trader se retrouve, très rapidement, dans un triangle amoureux. C'est son patron qui le séduit, et rapidement, il a une aventure avec lui et des ébats agités et réguliers. Très vite, la femme du patron se fait connaître et met aussi le grappin sur ce jeune homme décidément très attirant. Et ces ébats hétérosexuels sont tout aussi torrides.

Je ne saurai en écrire beaucoup plus car j'ai abandonné la lecture de ce roman au bout de 50 pages; j'ai ensuite pioché des passages au hasard pour me faire une idée de la suite. Suite visiblement sans surprise, et qui n'a pas éveillé mon intérêt.
Le peu que j'ai lu m'a vraiment déplu, tant par le style, inexistant, sans charme, ni valeur érotique, que par l'histoire, irréelle: comment un jeune homme "normal" peut-il se laisser embringuer dans une partie fine puis une relation sexuelle avec son patron, au bout d'une seule journée de travail?! Franchement?!!

Je suis désolée, parce que ce roman m'a été envoyé par l'équipe de Masse Critique/Babelio et c'est le premier livre reçu que je n'ai pas aimé, et pas fini. En même temps, il fallait bien que ça arrive un jour.

Je possède Babyji dans ma bibliothèque depuis sa sortie; je ne l'ai pas encore lu mais vais le faire. Je ferai en sorte que cette déception ne déteigne pas.
Dernière chose: je vais prêter cet Agenda des plaisirs, ainsi j'aurai d'autres avis, peut-être plus positifs que le mien.

lundi 4 octobre 2010

Le bâtard récalcitrant-Tom SHARPE


Lockhart Flowse est un jeune homme de la bonne société anglaise; élevé étrangement par son grand-père dans un manoir isolé de tout; il possède des connaissances incroyables dans des domaines improbables mais ne sait absolument rien sur la vie en société, le sexe opposé et forcément, rien sur le sexe tout court.
Alors lorsque l'amour s'en mêle, le voilà plutôt décontenancé, surtout que la dulcinée est guère plus évoluée que lui.
Tout est nouveau, étrange pour eux et ils se découvrent mutuellement, découvrant du même coup les choses de la vie.

Depuis le temps que je voulais lire du Tom Sharpe, imaginant l'auteur dans la lignée de David Lodge, j'ai été extrêmement déçue. Tellement déçue que je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. A force de charger la mule, Tom Sharpe en fait trop et ce n'est plus drôle, c'est simplement lourd, aux frontières du vulgaire, bien que le vocabulaire utilisé demeure tout ce qu'il y a de plus correct. Peut-être que mon choix n'a pas été bon et qu'il faudrait que je retente pour tenter d'apprécier Sharpe; peut-être, mais alors j'aurais besoin que vous me donniez des titres incontournables selon vous, car Tom Sharpe est un écrivain prolifique.

lundi 19 juillet 2010

Les amants de la terre sauvage-Katherine SCHOLES


Ce livre, comme beaucoup de bloggeuses, m'a été proposé et offert par Chez les filles. Le titre ne présageait rien de bon mais je l'ai accepté parce que l'auteur est Australienne et vit en Tasmanie. J'ai désormais compris que tout ce qui est Australien ne me convient pas!
L'histoire: une jeune femme tient avec son mari, un lodge en Tanzanie. Ils sont au bord de la failite et du divorce. Elle est délaissée et se retrouve seule au lodge lorsqu'une équipe de cinéma débarque afin de tourner des scènes dans cette pension typique. Sa vie va changer, par amour, évidemment.
Ca, c'est ce que j'en ai lu sur la quatrième de couverture et ce que j'en ai saisi. Car je n'ai pas terminé ce roman-fleuve à la sauce Harlequin. J'ai dû m'arrêter après une soixantaine de pages seulement, au moment où Madame rencontre l'acteur auquel elle ne devrait pas résister bien longtemps. J'ai imaginé la suite, les scènes pseudo-sensuelles, les hésitations à la "je t'aime moi non plus". C'en était trop; j'ai rangé le roman.
Ce genre de littérature n'est pas pour moi.

lundi 30 mars 2009

Les naufragés de l'île Tromelin-Irène FRAIN


Livre reçu dans le cadre de l'opération Chez les filles, comme beaucoup de bloggeurs. Merci Chez les filles!

En deux mots, ce roman est surtout une sorte de documentaire retraçant une tragédie du 18ème siècle: un bateau s'échoue sur un caillou de l'Océan Indien; à son bord: un équipage blanc et des dizaines d'esclaves, Noirs évidemment,enfermés dans la cale du navire car achetés et destinés à être vendus de façon complètement clandestine. Les membres de l'équipage vont construire un bateau, partir, promettant aux esclaves qu'on viendrait les chercher. Sauf que personne n'est venu, et il a fallu plusieurs années avant qu'on s'occupe de ces naufragés.

Soyons honnête, j'ai capitulé et abandonné peu après la page 200, après avoir lu une partie en diagonale. Pourtant cet épisode odieux et peu glorieux pour la France m'intéresse vraiment beaucoup; c'est d'ailleurs pour cette raison que Les naufragés vont rester en haut de pile pendant quelque temps, en espérant pouvoir aller au bout, par petites doses de lecture. Mais je n'accorche pas du tout au style d'Irène Frain, ce récit au présent, ce manque de dialogues, qui me rendent la lecture difficile, lourde et sans âme, comme une énumération de faits.
Je préfère donc la cesser, qui à la reprendre plutôt que peiner pour, finalement, ne rien en retirer.
Malgré tout, ce livre a le grand mérite d'exister et de nous faire connaître ce fait réel scandaleux.

La blogosphère possède de nombreux avis, enthousiastes ou au contraire plus réservés.

jeudi 12 juin 2008

La passion selon Juette-Clara DUPONT-MONOD


Moyen-Age, Juette a 13 ans et fait partie de la noblesse de la petite ville d'Huy, en Belgique actuelle. Elle est mariée de force à un homme qui pourrait être son père. Mais malgré son jeune âge et l'époque à laquelle elle vit, elle ne tolère pas de passer de l'emprise de son père à celle de ce mari qu'elle n'a pas choisi. Alors elle se révolte et se voue pour le reste de ses jours aux lépreux.

Ce récit alterne les chapitres dans lesquels Juette s'exprime et ceux où c'est son ami, un prêtre, qui parle d'elle. Il est le seul à comprendre cette rébellion et il entretient avec Juette une relation ambigüe que ne me plaît guère.

Une fois n'est pas coutume, je fais partie des bloggeurs qui n'ont pas aimé ce roman.Et encore je ne suis même pas sûre qu'il existe des bloggeurs-lecteurs qui n'ont pas aimé Juette.
Bref, toujours est-il que je n'ai pas terminé le roman; j'en ai juste parcouru les dernières pages pour connaître la (triste) fin de Juette. Il faut dire que le sujet dès le départ, ne me convenait pas: le Moyen-Age n'est pas une période que j'apprécie. Mais j'y croyais, surtout après avoir lu autant d'excellentes critiques.

Moi, je me suis ennuyée, je n'ai pas aimé Juette ni ne l'ai comprise: qu'elle se sente oppressée et prisonnière, évidemment, mais qu'elle haïsse à ce point les hommes, non,franchement je n'ai pas compris. Juette, pour moi, tenait davantage de la folle que de la jeune fille rebelle voulant se défaire de ses liens tissés par la société de l'époque.
Cela dit, Clara Dupont-Monod possède un vrai talent d'écriture et connaît parfaitement son sujet (il faut dire qu'elle y a consacré ses études).

Un bon point tout de même pour Juette: le sujet traité est malheureusement toujours d'actualité et j'ai souvent fait le parallèle avec la condition des femmes dans de nombreux pays.

Lu, et souvent approuvé mais pas toujours par d'autres bloggeurs: Lilly,Chatperlipopette,Le Bibliomane,Florinette,Clarabel et d'autres.

mercredi 16 janvier 2008

Marley et moi-John GROGAN

Je n'ai pas pu! Impossible de terminer ce bouquin qui, dit-on a été vendu à plus de 8 millions d'exemplaires dans le monde!Et je veux bien croire à un tel succès car même au fin fond de l'Australie, il était en vitrine des librairies. Alors, autant le dire, je me suis laissée berner par le marketing et par mon amour pour les animaux.

M. et Mme Grogan, très amoureux voudraient bien avoir un enfant mais ils ont un peu peur de ne pas y arriver; alors pour s'habituer à la vie avec un enfant, ils décident d'adopter un chiot, un labrador beige. Ainsi, pensent-ils, ils sauront davantage s'occuper de leur vrai enfant quand il sera là. Déjà là, ça peut choquer certains, moi non, j'avais même trouvé l'idée rigolote. Pas de bol pour les Grogan, ils sont tombés sur un chien visiblement retardé mentalement mais terriblement attachant.Rapidement, la famille s'agrandit pour de vrai: un puis deux puis trois enfants viennent égayer le foyer; et Marley le chien est toujours là, qui assiste à tous les évènements familiaux et professionnels de ses maîtres.

J'avais donc aimé l'idée, d'autant que cette histoire, racontée sous forme de chroniques, est réelle: Marley a bien existé, il y a même des photos de lui. Il est très gentil ce chien, on a envie de le rencontrer, mais seul, sans son maître qui est affligé d'une plume de collégien. A moins que ce soit la traductrice qui soit particulièrement mauvaise, mais à ce niveau-là, j'en doute.
Bref, les tentatives d'humour tombent systématiquement à plat, car d'un niveau d'un jeune enfant; quand c'est son propre enfant qui fait un trait d'humour, ça amuse, quand cela vient d'un journaliste-chroniqueur, c'est beaucoup moins drôle.
Et le style, holala, le style! C'est une succession de phrases descriptives, essentiellement au passé simple; et je vous jure que lire une histoire somme toute banale, pleine de "nous allâmes", c'est lourd, très lourd. On ne nous épargne pas non plus les métaphores à deux balles (oui je n'ai pas trouvé d'autre expression plus jolie, désolée) du genre "le nouvel être qui grandissait dans son ventre [le ventre de Mme Grogan]", une accumulation d'adverbes sans interêt: "tout en continuant à chercher paresseusement une nouvelle maison à Marley...", le tout parsemé de quelques termes pseudo-intellectuels (du genre "quelque chose de dickensien"). Tout le long de ma lecture (plus de 300 pages tout de même sur les 417), j'avais l'impression de lire une très longue rédaction de collégien, certes assez doué pour un adolescent, mais pas pour un adulte vivant de sa plume.

Souhaitant terminer ce livre, uniquement par respect pour ce pauvre Marley, j'avais décidé de n'en lire qu'un chapitre ou deux de temps en temps; peine perdue, j'ai abandonné.

Quelques passages pour vous retirer toute envie de vous précipiter sur Marley:
"Lorsque Marley commença à avoir des callosités sur les articulations des pattes, je craignis qu'il eût attrapé quelque maladie de peau rare et contagieuse. Décontracté, le Dr Jay m'expliqué qu'il s'agissait de simples cals dus au fait que Marley était souvent étendu sur le sol dur."
J'en sais maintenant un peu plus sur les callosités canines.

"Nous mîmes les pesticides et produits nocifs en lieu sûr, évitâmes de prendre la route."
"Nous eûmes beau la chercher partout elle avait disparu sans laisser de traces."
Et vous évitâtes de lire ce livre, j'insiste.

mercredi 12 décembre 2007

Quand ça veut pas, ça veut pas!

J'inaugure cette nouvelle rubrique "à la poubelle" qui recense les livres et films au bout desquels je n'ai pas pu aller.
Je suis pourtant assez bon public et déteste ne pas arriver à la fin d'un bouquin ou d'un film; mais parfois, c'est au-dessus de mes forces.

Donc, ça vient de m'arriver par deux fois.

Le premier abandon concerne un roman:



L'histoire d'un écrivain à succès, meurtrier de sa compagne, qui se confie à son psychanalyste. A première vue, le sujet m'intéressait et semblait prometteur. Sauf que bon, le style est prétentieux, il y a deux narrateurs: le psy et l'écrivain, ce qui fait, qu'à force, on peut s'y perdre. Et puis, c'est plat,vaguement érotique et scandaleux et surtout,sans intérêt, sauf à de (trop) rares moments.
Je passe mon tour...

Le second abandon concerne un film:

L'histoire d'une jeune femme atteinte d'un cancer et soutenue par son petit ami. Sauf que le petit ami se trouve attiré par une autre jeune fille. Pour le reste, je ne saurai vous dire, j'ai dû abandonner au bout de 30 mn, mais il semblerait qu'un étrange couple à trois se forme et se déforme.
D'une, je déteste Laura Smet mais j'avais décidé de ne pas m'arrêter à ce détail; en fait, j'aurais dû m'arrêter à "je déteste Laura Smet"! De deux, j'ai découvert Nicolas Duvauchelle et je constate que je déteste son jeu d'acteur; il incarne une petite frappe des banlieues qui tape sur les murs du plat de la main quand il est énervé. Aucun intérêt, aucune consistance, aucune charme même s'il est plutôt mignon
De trois, je ne suis pas sourde mais je n'ai pas compris grand chose à ce que les acteurs disaient; c'est embêtant...

Voilà, deux mauvaises pioches presque coup sur coup, je me rattrape avec d'autres oeuvres de qualité, dont je vous parlerai, évidemment.