
Je lis très peu de science-fiction car je n'adhère quasiment jamais aux univers parallèles, aux romans qui se passent dans le futur dans lesquels les personnages sont en combinaison et vivent dans des vaisseaux. Star Wars, Star Trek et L'Odyssée de l'espace ne sont pas pour moi.
En revanche, j'ai lu quelques grands classiques tels que Le meilleur des mondes que j'avais apprécié. La science-fiction qui ne me rebute pas, c'est celle qui se passe de nos jours avec des personnages ordinaires à qui il arrive des évènements extraordinaires car hors du temps ou du quotidien. C'est le cas pour ce roman.
Alice est une jeune femme écrivain récemment divorcée qui a quitté Londres pour s'installer en pleine campagne dans une vieille maison. Elle est attachée à ce coin d'Angleterre, tout en n'étant pas fraîchement rassurée; en effet, quelques mois auparavant une sorte de Tchernobyl français a eu lieu et après les quelques précautions à prendre (ne pas sortir, ne pas boire d'eau du robinet!)ordonnées par le gouvernement, celui-ci semble certifier que le secteur est préservé et ne présente aucun signe de radioactivité. Tiens, ces dires me rappellent quelque chose...
Puis, elle perd sa meilleure amie du village, une vieille femme qui a été assassinée. Ce décès inattendu et mystérieux amène Alice à faire connaissance avec l'étrange Gordon, le fils de la défunte.
Et surtout, elle est très inquiète et désemparée car son manuscrit a été intercepté par les services secrets anglais qui considèrent son futur livre comme subversif et dangereux pour la sûreté de la nation. Elle n'y comprend rien, son livre elle le trouvait plutôt anodin.
Arrêtons-nous là pour le résumé car l'essentiel concerne Gordon,ses fantasmes et le manuscrit d'Alice; en dire plus serait trop en dévoiler.
En clair, j'ai beaucoup aimé. J'avais déjà entendu parler de Christopher Priest grâce au film Le Prestige que j'avais énormément apprécié. Ensuite, j'avais acheté le livre éponyme mais ne l'ai toujours pas lu. Le swap SFFF et ma gentille swappée Gene/Dyla m'ont motivée puisque j'ai reçu cette Femme sans histoires et l'ai lu pendant mes vacances. J'ai découvert Priest et ça m'a plu: l'ambiance à la fois très ordinaire et étrange, parfois un peu angoissante si on se met à la place d'Alice. Le ton, au départ inquiétant devient plus glauque et cru, avec quelques scènes un peu osées, qui n'étaient pas forcément nécessaires mais qui mettent du piment dans l'histoire. Cependant, la fin a été pour moi problématique car, comme d'habitude dans ces fins ouvertes, j'ai toujours du mal à me faire ma propre opinion.
Mais je n'ai absolument pas regretté ma lecture et ai bien envie de lire Le Prestige.
Clarabel l'a lu.