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samedi 28 juillet 2012

Les auteurs du noir face à la différence


15 auteurs français de polar, quasi-inconnus (en tous les cas, inconnus de moi) ont écrit chacun une nouvelle traitant de la différence. Chacun n'ayant pas la même conception de la "différence", les écrits sont donc hétéroclites. On y trouve un déficient intellectuel, un albinos, un transsexuel, un chirurgien, tous hors normes et souvent laissés pour compte de la société...Certains subissent cette différence, d'autres s'en servent, rarement en bien, sinon on ne serait pas dans le polar.

Franchement, en recevant ce livre, gracieusement offert par l'éditeur (Jigal), je ne m'attendais pas à un grand cru. En effet, je ne connaissais aucun auteur et craignait une certaine forme de médiocrité. Et bien, tout au contraire, j'ai lu rapidement ce recueil de nouvelles car j'ai été dans l'ensemble conquise, à la fois par l'originalité des thèmes et le talent des écrivains. Certaines nouvelles m'ont plus séduite que d'autres, mais cela est bien normal, question de sensibilité de lectrice.

Je ne peux donc que conseiller ce livre à toute personne aimant le suspense, les sujets et héros retors et pervers mais aussi les grandes causes. D'ailleurs, et cela ne gâche rien, les bénéfices sont reversés à une association pour les enfants autistes.


lundi 16 avril 2012

Anatomie d'un crime-Elizabeth GEORGE


Joel est un adolescent qui, avec sa soeur, va sombrer et tuer une jeune femme aisée qui n'a rien fait, rien demandé, mais qui s'est trouvée sur leur chemin.
Joel, lui vit dans les bas-fonds de Londres et l'on suit sa descente aux enfers ainsi que celle de sa soeur, sans beaucoup d'espoir d'en sortir.
La faute à pas de chance, la faute à la pauvreté qui entraîne une mauvaise éducation, l'échec scolaire, l'ennui, les clivages sociaux.

Ce gros roman est, malgré quelques longueurs, plutôt intéressant et, je pense, décrit presque parfaitement l'engrenage dans lequel un jeune peut se retrouver "uniquement" parce qu'il est mal né.
J'ai lu ce livre il y a déjà longtemps; les souvenirs sont flous, mais je me rappelle d'une atmosphère assez troublante, avec une montée dans le sordide bien contrôlée. L'ensemble aurait toutefois supporté cent pages de moins.

mercredi 24 août 2011

Passé sous silence-Anne PERRY


Je viens de terminer ce roman « policier » à l’instant et j’ai décidé d’écrire immédiatement une critique sur ce livre pas loin d’être nul. Je suis donc d’humeur déchaînée !

1860 : une jeune femme disparaît subitement et sans aucune raison d’une fête familiale au cours de laquelle ses fiançailles avec un jeune homme de très bonne famille sont annoncées. Lucius Stourbridge, le fiancé abandonné, confie à William Monk, détective récurrent chez Perry, l’enquête. En effet, il désire absolument savoir ce qui a fait s’enfuir Miriam, sa promise, alors que manifestement, ils s’aimaient. Et il souhaite aussi savoir où elle se cache et si elle va bien.

La 4ème de couverture présentait plutôt bien, le Londres victorien m’attirait, j’aime bien les policiers et j’avais beaucoup entendu parler d’Anne Perry, en bien. Règle à retenir : ne plus se laisser influencer par les goûts des autres !

Quelle déception, mais quelle déception !!!

C’est pas loin d’être écrit avec les pieds : aucun style, ou si, un style qui pourrait faire penser à du Harlequin, l’auteur expliquant, au cas où le lecteur serait totalement abruti, pourquoi, tel personnage est fatigué, en colère, angoissé…Et puis, ils ont des problèmes avec leurs pieds ces gens-là. Entre ceux qui n’osent pas enlever leurs chaussures quand ils rentrent chez eux parce que c’est impoli et ceux qui ont mal aux pieds d’avoir trop marché, ça peut devenir lassant. Ils ont chaud aussi, souvent.

Pour ce qui est de l’histoire : 412 pages (version 10/18) pour arriver à un dénouement deviné, pour ma part, à la moitié de l’ouvrage, et assuré 50 pages avant la fin. On a droit à des déductions vaseuses mais dont les "enquêteurs" sont certains. Il n'y a aucune originalité : c’était soit le coup des jumeaux, soit le coup de l’enfant illégitime. Ca n’a pas loupé, c’est l’un des deux. Précisons au passage qu’il aura fallu 400 pages, que Monk s’aide de sa femme, du sergent, du meilleur avocat de la ville et d’autres personnages à droite à gauche pour ne pas réussir à élucider l’enquête. Car oui, c’est un autre protagoniste puis l’accusée qui explique l’affaire. J’espère que les Stourbridge ne l’ont pas payé !

Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que je n’ai pas aimé ? Pourquoi n’ai-je pas abandonné en cours de route, me direz-vous ? Et bien parce que je suis maso, mais aussi en vacances et donc sans envie de me prendre trop la tête avec des lectures trop compliquées. Pour le coup, ce ne fut pas prise de tête ! En tout cas, je suis énervée, je déteste être prise pour une cruche et lire des romans dont les auteurs ne font pas preuve de talent. Mais j’adore m’en donner à cœur joie au niveau de la critique !

lundi 21 juin 2010

La cité des jarres-Arnaldur INDRIDASON


Terrifiant ce pola, limite glaçant (normal, vous me direz pour un polar scandinave!).

L'histoire: un vieux monsieur, apparemment sans histoire, est retrouvé mort dans son appartement. Après un petit moment de doute, il semble que ce soit bien un assassinat. En effet, un étrange message rédigé sur un bout de papier a été retrouvé près du corps. L'inspecteur Erlendur est chargé de l'enquête. Il va vite découvrir que la victime était en fait une ordure, collectionneuse de vidéos pédophiles. Reste à savoir qui l'a tuée, et pourquoi.
En même temps qu'il tente de régler cette affaire sordide, le policier est débordé par sa vie privée; en effet, sa fille, droguée et enceinte,lui cause bien du souci.

La cité des jarres est le premier polar dans lequel intervient Erlendur. Bien évidemment, et comme à mon habitude, j'ai débuté par le deuxième, La femme en vert, que j'avais beaucoup apprécié. Mais je dois dire que La cité des jarres m'a davantage plu. Plus effrayant, peut-être mieux mené, je ne sais pas, plus à mon goût peut-être, tout simplement. Tout s'enchaîne parfaitement, les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit, jusqu'à la vérité. L'apport d'éléments personnels sur Erlendur le rendent un peu plus humain,le lecteur est dans l'empathie. Car ce qu'on découvre sur son intimité est peu réjouissant, puisque sa vie sociale et familiale est totalement ratée, même inexistante.

Je poosède Hypothermie, le dernier Indridason, que j'ai très envie de lire. Les auteurs venus du frois sont décidément à suivre...

dimanche 14 mars 2010

Mezquite Road-Gabriel TRUJILLO MUNOZ


Nous sommes à Mexicali, ville mexicaine à la frontière des Etats-Unis. C'est une cour des miracles, où les prostituées côtoient les tueurs à gages, les gangs et autres dealers. Tout ça parce que nous sommes aux portes de l'Amérique, terre de rêve pour une bonne partie des Mexicains, mais aussi terre quasiment inaccessible. Et c'est dans cet endroit malfamé que débarque Miguel Angel Morgado, avocat, membre de la ligue des droits de l'Homme. Mexicali il connaît, puisqu'il y est né et y a vécu. Il y revient, appelé par son meilleur ami qui lui-même vient de perdre un proche. Il a été assassiné, officiellement pour une sombre affaire de drogue mais sa veuve ne l'entend pas ainsi. Notre avocat a donc une mission: retrouver le ou les meurtriers de cet homme et leur mobile.

Il s'agit d'une enquête express, ficelée en 130 pages. Un peu trop court à mon goût: je n'ai pas eu le temps de m'imprégner de l'ambiance, même glauque, ni des tenants et aboutissants qui m'ont paru assez tirés par les cheveux à certains moments.
En deux temps, trois mouvements, une déduction et une coïncidence, l'affaire est résolue, et Miguel rentre à Mexico.
Les personnages ont peu d'âme,, certaines choses m'ont échappé, sans doute parce qu'il existe d'autres romans antérieurs à celui-ci et dans lesquels on retrouve peut-être une partie des personnages.

Certes, c'est un roman qui fait passer un moment mais qui ne décrit que les mauvais côtés du Mexique et qui manque de consistance. J'aurais apprécié quelques dizaines de pages en plus afin de mieux suivre l'intrigue, sentir monter le suspense, appréhender la psychologie des protagonistes.
J'y ai trouvé pas mal de ressemblances avec Le dahlia noir de James Ellroy (que j'ai presque détesté), pas dans la longueur, mais dans le contexte, les lieux, le style également. A propos de style d'ailleurs, j'ai été agréablement surprise par celui-ci: vu le contexte, je m'attendais à lire des vulgarités en tous genres mais non, l'auteur reste très sobre, sans utilisation excessive d'injures et autres mots déplacés; et c'est tant mieux!

Livre reçu dans le cadre de Masse Critique; merci à Babelio et aux éditions Les allusifs.

mardi 1 septembre 2009

Le coeur volé-Lauren KELLY


Merylee Graf a 27 ans, Merylee mène une vie dépravée à New York, mais Merylee perd son père, qui décède après plusieurs semaines d'agonie à l'hôpital. Elle l'a veillé, devient son héritière puisque sa mère est morte quelques années auparavant. Ce père, absent mais puissant car riche et ancien maire de la ville, elle le vénérait, le respectait et le craignait. Sa mort amène donc un vide supplémentaire dans sa vie dissolue.
De plus, depuis ses 10 ans, cette jeune femme, issue d'un couple sans amour, est hantée par la disparition d'une camarade de classe, Lilac Jimson, enlevée mais dont le corps n'a jamais été retrouvé, malgré des recherches et une récompense conséquente.
Le décès du père, la haine qu'elle vouait à sa mère, la résurgence de cette disparition qui avait traumatisé toute une ville, mêlés au désordre amoureux vont amener Merylee à flirter avec la folie, jusqu'à ce qu'elle découvre un secret...

Ca ressemble à du Joyce Carol Oates, c'est normal puisque Lauren Kelly est un pseudonyme. C'est donc mon 3ème Joyce Carol Oates, après Délicieuses pourritures et Haute enfance. On y retrouve des thèmes récurrents: des jeunes femmes perdues, aux limites de la folie, des déviances sexuelles, des hommes dominateurs et puissants, des petites villes d'Amérique.
Personnellement, j'aime ces atmosphères étranges, presque malsaines mais, pour le moment, je n'arrive pas à me réjouir quand je lis cette auteure, quel que soit son pseudonyme, il me manque toujours le petit quelque chose qui fait la différence. Dans ce roman, le suspense n'est pas insoutenable, loin de là, c'est plutôt la narration qui va crescendo et nous entraîne dans la pensée de Merylee, sans forcément la comprendre ni adhérer.

Oates est prolifique et les romans que j'ai déjà lus m'ont assez intéressée pour que je continue à la lire mais, je n'ai pas encore eu le coup de coeur.

Merci à BOB le blog pour ce cadeau; pour anecdote, ce livre a vécu de véritables aventures! Il m'était destiné et est arrivé chez ma copine Hydromielle qui devait me l'envoyer. Sauf qu'elle, n'a pas compris et l'a lu puis gardé; BOB m'a rappelée à l'ordre et tout s'est résolu.

mercredi 26 août 2009

Cocaïne et tralala-Kerry GREENWOOD


Les années folles à Melbourne.

Phryne Fisher, une jeune et jolie parvenue anglaise, s'ennuie à mourir dans son pays puritain, elle qui est une jeune femme libre et oisive. Ce qu'elle veut, c'est mener des enquêtes. Alors, quand un couple de compatriotes lui demande de partir en Australie pour savoir ce qu'est devenue leur fille, elle n"hésite pas une seconde! Elle embarque sur un paquebot pour de longues semaines de mer, accompagnée de ses nombreuses malles remplies de vêtement de grandes marques.
Immédiatement, elle se sent à l'aise à Melbourne, bien que cette ville lui paraisse sans classe, voire péquenaude. L'attrait en est décuplé lorsqu'elle se retrouve au coeur d'un véritable trafic de drogue destinée aux gens bien nés de la cité.

Ce roman, je l'avais remarqué chez Clarabel il y a déjà un bail. Je l'ai lu pendant mon dernier séjour en Australie il y a quelques mois et j'ai vraiment été déçue.
Cette héroïne m'a fortement déplu: tête-à-claques, imbue d'elle-même, méprisante; son côté féministe sympathique ne m'a pas suffi, ses défauts ont pris le dessus pendant ma lecture.
L'idée de départ me plaisait (l'Australie, une femme libérée, l'humour, le polar) mais j'aurais grandement apprécié plus d'humanité de la part de l'héroïne qui m'a rappelé certains personnages de romans de chick-litt sans consistance.

lundi 11 mai 2009

Les enfants du néant-Olivier DESCOSSE


François Marchand, de médecin psychiatre et psychanalyste est devenu profileur dans la police, après l'assassinat de sa femme par un de ses patients. Son nouveau travail est sans grande envergure mais pour lui, c'est une sorte de rédemption, qui pourrait servir à accepter la mort de son épouse. Sauf qu'il n'arrive pas à passer à autre chose, malgré la présence de sa fille Charlotte, adolescente qui a été traumatisée par cet évènement.
Mais une série de meurtres va le détourner pendant quelques jours de ses soucis et lui redonner du fil à retordre. Trois adolescents sont retrouvés sauvagement assassinés à 3 endroits différents de la France, en l'espace detrois jours seulement. Le lien entre ces meurtres est vite fait; François est chargé d'en savoir plus sur le ou les tueur(s). Aidé de Julia Drouot, jeune collègue du SRPJ d'Avignon, il va aller d'Avignon à Grenoble, revenir à Paris et terminer dans le centre de la France, accumuler les indices et les fausses pistes, mais aussi réfléchir sur sa vie.

Je ne suis pas une grande liseuse de polars, que je juge bien souvent décevants. De temps en temps cependant, je suis agréablement surprise, ce qui fait que je continue à en lire de temps à autre. Avec Les enfants du néant, je vais continuer sur ma lancée car je me suis plongée immédiatement dans cette histoire, assez trash il faut bien le dire. L'adolescence y est le thème principal, mais l'adolescence dans sa noirceur la plus complète: anorexie, boulimie, satanisme...Le tableau est noir, mais bien ficelé, avec une fin à vous glacer le sang.

C'est un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains mais quand on est amateur du genre, on le dévore.

Merci aux éditions Lafond,qui ont contribué à me faire peur le soir dans mon lit!

Beaucoup de bloggeurs l'ont lu: Biblioblog,Tamaculture, Cunéipage et d'autres que je ne retrouve pas, comme d'habitude.

vendredi 23 janvier 2009

Une histoire de fous-John KATZENBACH


Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de thriller; pour le coup, celui-ci est un sacré pavé. Et un pavé de bonne qualité.
Plantons le décor:
-le lieu: un hôpital psychiatrique,
-l'"enquêteur": un schizophrène, épaulé de son ami pyromane. Ils sont dirigés par une femme, substitut du procureur, terriblement désireuse de retrouver le meurtrier,
-le meurtrier justement: il tue des femmes, sauvagement, sans motif apparent. Qui est-il? On ne sait pas, mais il est certain qu'il vit ou travaille au sein de l'hôpital,
Enfin, les "méchants",à savoir le directeur de l'établissement et le procureur, qui mettent des bâtons dans les roues et posent un ultimatum.

Le tout donne un thriller de plus de 600 pages au rythme enlevé, malgré une fin qui m'a un peu déçue, comme souvent dans les thrillers. Mais l'ensemble est bien amené, bien ficelé. Les 100 premières pages, consistant essentiellement en une description détaillées du monde psychiatrique, m'ont passionnée.

Yspaddaden l'a lu avant moi, et apprécié.

mardi 2 septembre 2008

La mort d'un lac-Arthur UPFIELD


En Australie, en plein désert, la vie existe malgré la chaleur et le manque d'eau. C'est dans une immense ferme au milieu de nulle part que se situe l'action de ce roman. Une poignée d'hommes et deux femmes s'occupent de la ferme; la tension est omniprésente, surtout depuis qu'un des fermiers a disparu un an auparavant, sans doute tué par l'un d'eux. Napoléon Bonaparte, inspecteur à moitié Aborigène est envoyé sur place, officiellement en tant que dresseur de chevaux, officieusement pour enquêter et trouver le coupable. Et il parviendra à bout de sa mission, discrètement, se fondant parmi ces rudes Australiens dévorés par l'appât du gain.

Ce roman a été écrit dans les années 50 et encore aujourd'hui, des Australiens vivent en plein centre du pays, dans des fermes immenses, sous une chaleur insoutenable. C'est cet aspect qui m'a plu et ramenée dans ce pays que je commence à connaître et qui me fascine. Pour le reste, c'est-à-dire l'enquête, et bien, je l'ai trouvée un peu trop rondement menée et sans grand intérêt ni suspense.

Si j'ai l'occasion de relire Arthur Upfield, je saurai donc à quoi m'en tenir: une connaissance parfaite du pays (il faut dire qu'il s'y est expatrié et vécu de nombreuses années, faisant toutes sortes de métiers, dont employé de ferme)très intéressante mais une intrigue un peu faiblarde.

samedi 26 juillet 2008

La souris bleue-Kate ATKINSON

Autant vous prévenir de suite, ce billet sera court. En effet, j'ai lu ce roman il y a quelques semaines, je l'ai beaucoup aimé mais, j'avoue, il ne m'en reste pas grand chose. J'avais déjà lu Kate Atkinson, Dans les replis du temps, et avais détesté. Mon deuxième essai fut donc nettement plus concluant mais pas formidable.

L'histoire telle que je m'en souviens: dans les anées 60, une petite fille disparaît et n'est jamais retrouvée. 30 ans après, ses soeurs engagent un détective qui devra tenter de savoir ce qui s'est passé. Cette enquête s'avère difficile, d'autant qu'il est chargé de deux autres enquêtes non résolues.

Comme je vous le disais, ce roman m'a très agréablement surprise. J'ai apprécié le ton, grave qui devient subitement drôle et même sarcastique alors qu'a priori, le sujet est difficile. Cet humour m'a donc plu, d'autant que je n'avais pas le souvenir de cela dans "Les replis du temps". Le suspense n'est pas insoutenable mais l'enquête, et l'histoire en général sont bien menées et donnent envie au lecteur d'arriver rapidement aux dernières pages.
Mais, car il y a un mais, aussitôt lu, aussitôt oublié ou presque. N'empêche que je lirai désormais les autres romans de cette auteure sans aucune hésitation car l'essentiel est bien de passer un bon moment, même s'il n'en reste rapidement pas grand chose.

A déjà été lu par Jules,Solenn, Laurence...

samedi 19 juillet 2008

Figurec-Fabrice CARO


Un jeune homme un peu looser, en admiration devant son frère parfait et la copine de ce dernier occupe ses mornes journées en se rendant aux enterrements d'inconnus. Il devient un fin connaisseur en matière d'oraisons funèbres et s'aperçoit aussi qu'il n'est pas le seul à assister à ce genre de cérémonies. Il va ainsi faire la rencontre d'un homme dans la force de l'âge qui, comme lui, court les enterrements. Leur relation est assez étrange: à la fois amicale et tendue et va entraîner un chamboulement complet de la vision qu'il a de son monde.

C'est un roman à la fois très drôle, fin et jamais malsain ni glauque, avec une histoire menée tambour battant. Ce n'est pas vraiment un policier mais plutôt une sorte de Truman Show romanesque. J'ai adoré le narrateur mais aussi les autres personnages avec une mention spéciale pour le meilleur ami qui écume les brocantes pour acheter les 45 tours des chanteurs des années 80 (vous savez, Corinne Charby, Julies Piétri...). Je crois n'avoir trouvé que des qualités à ce livre, à part peut-être que j'aurais aimé le lire moins vite et le garder (car on me l'a prêté).

Premier roman, première réussite. Fabrice Caro vient du monde de la BD; je ne le connaissais pas car je n'y connais pas grand chose en BD mais il doit dire quelque chose aux connaisseurs. Il est donc passé à l'écriture romanesque et qu'il continue. Vite, vite un deuxième roman!

Dernière précision: cette histoire a été adaptée en BD, pour les amateurs.

lundi 17 septembre 2007

La femme en vert-Arnaldur INDRIDASON

Un bébé mâchonne un jouet ; en fait c’est un os, un os humain. Le quartier, un lotissement en construction de la banlieue de Reikjavik est bouclé et un inspecteur et ses collègues envoyés sur place. Une équipe d’archéologues est chargée de déterrer le ou les squelettes qu’on a retrouvés. Pourquoi des archéologues ? Parce qu’il semblerait que ce squelette soit âgé d’environ 60 ans, et daterait donc des années 30-début des années 1940. Les trois policiers vont s'investir afin de découvrir le fin mot de l'histoire.

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas lu de policier, en tout cas un policier attrayant. Avec La femme en vert, je renoue ave le plaisir des policiers bien ficelés. Déjà le décor m'a plu: l'Islande est un pays méconnu et plutôt attrayant; les noms m'ont semblé exotiques et j'ai aimé. Les trois enquêteurs ont des caractères bien différents mais sont humains dans tous les cas: ce ne sont pas des surhommes prétentieux et omnipotents. Non, ils sont humbles, n'en font pas des tonnes, pas de revolver, pas d'interpellation musclée ni de recherche stérile sur internet. C'est exactement le genre de polar qui me plaît.
Et je vais poursuivre sur ma lancée puisque j'ai La cité des Jarres à lire; j'espère être aussi enthousiaste.