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vendredi 7 janvier 2011

Lumière pâle sur les collines-Kazuo ISHIGURO



Etsuko est Japonaise mais réside en Angleterre. Elle se remémore sa vie au Japon, les moments où sa fille était petite. Or celle-ci s'est suicidée et malgré son mal-être, Etsuko ne pouvait envisager un décès aussi subit.
En replongeant dans ses souvenirs, elle tente de trouver une explication à la dépression chronique de sa fille.

L'écriture de Kazuo Ishiguro est tout en finesse et subtilité, mélancolique aussi et c'est tellement beau. J'avais lu il y a plusieurs années Les vestiges du jour, roman qui m'avait déjà énormément plu de par son côté suranné, intimiste. Ici, on retrouve ces mêmes aspects, avec en plus, une description du Japon d'après-guerre.
Il ne se passe finalement pas grand chose dans les romans de cet écrivain mais ça ne fait rien, ce lent rythme est parfait.

lundi 8 septembre 2008

Chroniques de l'oiseau à ressort-Haruki MURAKAMI


Je devais lire Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil dans le cadre du club de lecture de Lisa et Sylire mais comme on m'a prêté Les Chroniques j'ai préféré commencer par celui-ci. Je crois que j'aurais dû faire le contraire...

Toru Okada est un trentenaire, marié, au chômage, sans histoire mais plutôt dans la contemplation et la passivité. Tout change pour lui quand, subitement, sa femme ne rentre pas à la maison. Elle a disparu sans laisser d'adresse, avc un autre. Au lieu de remuer ciel et terre pour la retrouver,il ne fait rien et entre dans une sorte de dépression. De nombreux évènements extérieurs vont l'amener à se remuer un peu, à agir de manière parfois irrationnelle; mais aussi, les rencontres étranges qu'il fait vont l'amener à se questionner sur sa vie, son couple, son avancée dans la vie.

Je vous l'avoue, j'ai peiné. Mais au final, je suis loin d'avoir détesté et la découverte de Murakami est plutôt concluante. Je suis quand même bien loin du coup de coeur qu'ont eu pas mal de lecteurs. Certains chapitres m'ont énormément plu, d'autres nettement moins; l'ambiance semi-fantastique et irréelle m'a, le plus souvent, donné envie de poursuivre mais m'a également dérangée.
J'ai eu du mal à savoir où voulait m'emmenait l'auteur: j'avançais dans la lecture et rien ne se passait, j'étais face à un anti-héros de mon âge qui semblait se complaire dans sa souffrance et son immobilisme. Peu à peu, l'apparition de divers personnages complètement atypiques m'ont stimulée, en même temps que Toru Okada.

Je suis donc ressortie de cette lecture avec un sentiment mitigé:enfin, j'étais arrivée au bout de ces 800 et quelques pages, et notre Toru semblait avoir enfin trouvé une piste pour avancer; je ne m'étais donc pas acharnée pour rien sans avoir réussi à bien cerner et l'auteur et les personnages.

Sur mes étagères, j'ai en attente Kafka sur le rivage et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, que je lirai, mais après avoir une pause Murakami de quelques mois, cette lecture m'ayant trop déroutée et presque fatiguée.

L'ont lu avant moi: Le Bibliomane,Clarinette.

mercredi 21 novembre 2007

La fin de l'été-SETOUCHI Jakuchô


Tomoko aime Shingo mais aussi Ryota.
Plus précisément, Tomoko est une femme de 40 ans, Shingo est marié et a une dizaine d'années de plus qu'elle, tandis que Ryota, à la limite de la clochardisation, est plus jeune. Tomoko se partage entre ses deux hommes sans se cacher puisqu'ils sont au courant de cette liaison à trois et en plus la cautionnent. Déjà là, j'ai du mal.
La femme de Shingo est plus ou moins au courant de l'adultère de son mari, mais Tomoko, elle, aimerait beaucoup la rencontrer pour savoir ce qu'elle en pense. Soit...
Cerise sur le gâteau: Tomoko préfère Shingo à Ryota mais les plaque tous les deux, tout en continuant à les voir, surtout Shingo.
Là, j'avoue que je ne suis plus, je n'y arrive plus. Au final,Tomoko se retrouve seule ou presque.

Ceci est un roman autobiographique, écrit en 1962 et ayant fait scandale à sa sortie au Japon. Or, c'est très chaste, rien de choquant dans ces pages, du moins en 2007. Mais cette relation à trois m'a fatiguée; ces jeux à la "je t'aime moi non plus", je n'y suis pas sensible. Pour moi, on n'aime ou on n'aime pas et on ne se complique pas la vie qui l'est déjà pas mal sans en ajouter.
Tomoko m'a énervée: c'est quoi ce comportement? Toujours indécise mais menant ses hommes par le bout du nez, souhaitant être discrète mais espérant bien que l'officielle de Shingo est au courant. Elle voulait le beurre, l'argent du beurre et la crémière (le crémier dans son cas), et bien elle n'aura rien!

Setouchi Jakuchô, en 1973, se fait nonne bouddhiste: elle a bien fait, car elle n'était visiblement pas faite pour les relations amoureuses, en out cas pas les plus simples.