Affichage des articles dont le libellé est Hongrie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hongrie. Afficher tous les articles

mercredi 20 janvier 2010

Budapest-Chico BUARQUE


De façon assez inconsidérée, j'aime Chico Buarque depuis des années. Ses chansons, mais aussi ses romans, me parlent. J'ai lu Embrouille quand j'étais ado; j'avoue ne pas avoir tout compris mais j'en garde un souvenir inoubliable plein de poésié. J'ai passé un nouveau bon moment de lecture avec ce roman, voyageant entre Budapest, Rio et Brasilia. Le narrateur,José, est un écrivain brésilien en proie au doute. Il se retrouve à Budapest par hasard, à la suite d'un problème technique sur l'avion qui devait le ramener de la Turquie à Rio.Contre toute attente, il tombe amoureux de la langue, le hongrois, puis de la ville et de Kriska. Tout le fascine et il décide de rester dans ce paye, abandonnant du même coup femme et enfant au Brésil. Son épouse poursuit donc sa carrière de présentatrice télé sans lui, tandis que son fils se morfond, mange et ne parle pas.

Ecrit comme cela, on pourrait s'attendre à une histoire dramatique, mais finalement non car Chico Buarque a de l'humour et sait dédramatiser. Certes, José est rempli d'égoïsme car il ne rend personne heureux, ni Kriska, ni sa femme, ni son fils mais lui non plus ne l'est pas. Je lui ai donc trouvé quelques circonstances atténuantes, en admettant qu'il se trouvait dans une période de remise en question. Et j'ai lu son histoire avec grand plaisir, partagé sa nouvelle vie à Budapest, capitale discrète mais qui, visiblement mérite d'être connue, tout comme ce roman.

Lo l'a lu.

jeudi 16 avril 2009

Bazar magyar-Viviane CHOCAS


Ce court roman est plein de nostalgie, de souvenirs d'enfance et de recettes. Pas de France, non, de Hongrie, pays d'origine des parents de la narratrice, pays qu'elle a un peu connu, surtout au travers de la cuisine et des odeurs de plats typiques. Une anecdote en appelle une autre qui fait revivre telle ou telle personne, généralement une vieille mama hongroise au long jupon et à la tête couverte.

C'est un livre qu'on referme en se remémorant des moments de notre enfance, rien que pour ça, j'ai été contente d'avoir lu ce Bazar. N'empêche qu'il est vite oublié, quelques mois (déjà!!) après l'avoir découvert, il ne m'en reste qu'une vague impression. Fouiller davantage dans la mémoire de la narratrice (auxquelles Viviane Chocas a sans doute grandement prêté ses traits) aurait à mon évis été très bénéfique pour que le lecteur se souvienne, savoure les mots et les odeurs évoqués.

En une phrase: j'ai apprécié cette lecture, sur le coup seulement, puis l'ai presque oubliée, à cause d'une impression de déjà lu et de "pas assez".
Toujours est-il que je surveillerai le prochain, et deuxième roman, de Viviane Chocas, qui sera peut-être plus abouti.