
Tomoko aime Shingo mais aussi Ryota.
Plus précisément, Tomoko est une femme de 40 ans, Shingo est marié et a une dizaine d'années de plus qu'elle, tandis que Ryota, à la limite de la clochardisation, est plus jeune. Tomoko se partage entre ses deux hommes sans se cacher puisqu'ils sont au courant de cette liaison à trois et en plus la cautionnent. Déjà là, j'ai du mal.
La femme de Shingo est plus ou moins au courant de l'adultère de son mari, mais Tomoko, elle, aimerait beaucoup la rencontrer pour savoir ce qu'elle en pense. Soit...
Cerise sur le gâteau: Tomoko préfère Shingo à Ryota mais les plaque tous les deux, tout en continuant à les voir, surtout Shingo.
Là, j'avoue que je ne suis plus, je n'y arrive plus. Au final,Tomoko se retrouve seule ou presque.
Ceci est un roman autobiographique, écrit en 1962 et ayant fait scandale à sa sortie au Japon. Or, c'est très chaste, rien de choquant dans ces pages, du moins en 2007. Mais cette relation à trois m'a fatiguée; ces jeux à la "je t'aime moi non plus", je n'y suis pas sensible. Pour moi, on n'aime ou on n'aime pas et on ne se complique pas la vie qui l'est déjà pas mal sans en ajouter.
Tomoko m'a énervée: c'est quoi ce comportement? Toujours indécise mais menant ses hommes par le bout du nez, souhaitant être discrète mais espérant bien que l'officielle de Shingo est au courant. Elle voulait le beurre, l'argent du beurre et la crémière (le crémier dans son cas), et bien elle n'aura rien!
Setouchi Jakuchô, en 1973, se fait nonne bouddhiste: elle a bien fait, car elle n'était visiblement pas faite pour les relations amoureuses, en out cas pas les plus simples.







