lundi 18 mai 2009

Cloudstreet-Tim WINTON


Cloudstreet, c'est une grande maison, dont les Pickles ont hérité, à Perth sur la côté ouest de l'Australie. Les Pickles sont 5: le père qui dépense son salaire au tiercé, la mère aux nombreux amants et les 3 enfants, une fille et 2 deux garçons. La maison pouvant accueillir une autre famille, ce sont les Lamb qui emménagent: un couple avec les nombreux enfants dont un hadicapé suite à un bête accident.
Tout oppose ces familles qui, pourtant, pendant plus de 20 ans, vont cohabiter, sans see côtoyer: d'un côté les oisifs, de l'autre les travailleurs qui ouvrent une épicerie au rez-de-chaussée de la maison, gérée de main de maître par Oriel Lamb, la maîtresse-femme qui ne s'autorise aucun plaisir.

Pas facile pour aucune de ces familles de sortir de la misère et d'espérer un avenir radieux; n'empêche, les enfants y croient, un peu, et vont s'éloigner de Cloudstreet pour mieux y revenir.

Le personnage principal de ce roman, c'est la maison, Cloudstreet. Ses habitants forment un microcosme tantôt agréable, tantôt irritant. Ce qui est certain, c'est que vivre dans cette maison ne m'aurait pas plu! Trop abîmée, trop bruyante mais aussi humaine, qui connaît quelques joies et bien des peines.

N'empêche que même si y habiter je m'enchanterait guère, la lecture de ce roman, elle, m'a enchantée!J'envisage désormais de lire tout ce qui a été traduit de Tim Winton.

Pendant mes vacances en Tasmanie, j'ai lu dans le journal que ce roman va être adapté à la télé; j'aimerai beaucoup voir ce que ça pourrait donner.Espérons qu'il passera un jour en France, qui sait.

lundi 11 mai 2009

Les enfants du néant-Olivier DESCOSSE


François Marchand, de médecin psychiatre et psychanalyste est devenu profileur dans la police, après l'assassinat de sa femme par un de ses patients. Son nouveau travail est sans grande envergure mais pour lui, c'est une sorte de rédemption, qui pourrait servir à accepter la mort de son épouse. Sauf qu'il n'arrive pas à passer à autre chose, malgré la présence de sa fille Charlotte, adolescente qui a été traumatisée par cet évènement.
Mais une série de meurtres va le détourner pendant quelques jours de ses soucis et lui redonner du fil à retordre. Trois adolescents sont retrouvés sauvagement assassinés à 3 endroits différents de la France, en l'espace detrois jours seulement. Le lien entre ces meurtres est vite fait; François est chargé d'en savoir plus sur le ou les tueur(s). Aidé de Julia Drouot, jeune collègue du SRPJ d'Avignon, il va aller d'Avignon à Grenoble, revenir à Paris et terminer dans le centre de la France, accumuler les indices et les fausses pistes, mais aussi réfléchir sur sa vie.

Je ne suis pas une grande liseuse de polars, que je juge bien souvent décevants. De temps en temps cependant, je suis agréablement surprise, ce qui fait que je continue à en lire de temps à autre. Avec Les enfants du néant, je vais continuer sur ma lancée car je me suis plongée immédiatement dans cette histoire, assez trash il faut bien le dire. L'adolescence y est le thème principal, mais l'adolescence dans sa noirceur la plus complète: anorexie, boulimie, satanisme...Le tableau est noir, mais bien ficelé, avec une fin à vous glacer le sang.

C'est un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains mais quand on est amateur du genre, on le dévore.

Merci aux éditions Lafond,qui ont contribué à me faire peur le soir dans mon lit!

Beaucoup de bloggeurs l'ont lu: Biblioblog,Tamaculture, Cunéipage et d'autres que je ne retrouve pas, comme d'habitude.

mardi 5 mai 2009

L'homme qui tomba amoureux de la lune-Tom SPANBAUER

Nous sommes au temps des cow-boys et de la ruée vers l'or et nous suivons Duivichiun Dua, métis qui, dès sa naissance a connu une vie mouvementée: une maman prostituée, un père inconnu, une enfance passé sur le lieu de "travail" de sa mère, soit une maison close; et puis l'assassinat de sa mère, une éducation donnée par la Mère Maquerelle, la sexualité à tendance homosexuelle débridée dès l'adolescence.
Avec tout ça, il lui est difficile de se construire, mais il y parvient tant bien que mal grâce à des amitiés étranges mais fortes. Jeune adulte, il aura une obsession: trouver ses racines, savoir qui il est en retrouvant son père.

On peut dire que ce roman revisite le far-west! En effet, les personnages sont bien loin des cow-boys virils dont on a l'habitude. Certaines scènes sont plutôt osées, voire dérangeantes, mais elles participent à la trame du roman; on peut les passer si on les juge intolérables tout en les gardant en mémoire pour suivre le cheminement de Duivichiun. Malgré ces épisodes sexuels particuliers, le roman n'est pas dénué de poésie ni de sensibilité, bien au contraire. Tous les protagonistes ont été blessés par la vie et font ce qu'ils peuvent pour s'en sortir, avec les moyens du bord.
Une histoire violente et dérangeante, racontée avec talent et originalité qui pourrait presque tirer des larmes aux lecteurs les plus émotifs; moi, j'ai failli mais je me suis retenue!

mardi 28 avril 2009

Au coeur de Borneo-Redmond O'HANLON


J'ai emmené ce livre qui est un documentaire en novembre, pendant nos vacances aux Philippines car nous avions initialement prévu de passer à Borneo; sauf que les liaisons en avion ne convenaient pas avec notre programme. Borneo est donc remis à plus tard, bientôt j'espère.
Redmond O'Hanlon est un naturaliste anglais, un vrai British, à l'humour caustique et au flegme très britannique. Il est accompagné d'un ami poète, lui aussi Britannique pur souche. Ils ont pour but d'aller "au coeur de Borneo", dans une chaîne de montagnes particulièrement reculée afin d'y observer un fameux rhinocéros. Ils sont accompagnés de deux locaux, qui connaissent parfaitement les lieux mais qui leur sont totalement opposés.
Débute alors un périple éprouvant à pieds et en bateau, vers une quête presque improbable.

Ce livre est une histoire vraie mais drôle, très drôle, et instructive puisque O'Hanlon n'oublie pas sa profession; donc le lecteur y apprend pas mal d'éléments sur la faune et la flore de Borneo. Son ami et lui ne sont pas vraiment taillés pour vivre sous des latitudes aussi inhospitalières mais ils ne s'en sortent pas si mal; leurs deux guides, à l'anglais approximatif sont moqueurs avec leurs employeurs mais jamais méchants.
Grâce à ce document, j'étais presque à Borneo et donc, ne pas y aller m'a un peu moins pesé. J'ai encore plus été ravie puisque je suis fan d'humour anglais et là, vraiment j'ai été servie.

Un livre que j'ai fait lire à Monsieur mon cher et tendre qui a beaucoup aimé également (et pourtant il est particulièrement difficile et tranchant dans ses jugements) et que je ne peux que conseiller, surtout aux voyageurs ou lecteurs attirés par ces contrées lointaines et aux amateurs de littérature anglophone.

lundi 27 avril 2009

Haute Enfance-Joyce Carol OATES


Deuxième Oates que je lis, après Délicieuses Pourritures, roman que j'avais apprécié bien qu'il m'ait dérangée.
Ici, autant le dire tout de suite, j'ai peiné et pas seulement parce que j'étais en vacances (en novembre) et donc l'esprit ailleurs.

L'histoire, en fouillant dans ma mémoire et en me référant à la 4ème de couverture: une adolescente qui séduit un quadragénaire, s'ensuit une histoire compliquée de "je t'aime moi non plus", "c'est mal ce qu'on fait mais qu'est-ce que c'est bon" ou encore "jouons au chat et à la souris".

Je n'ai pas compris grand chose, du moins pas les détails; il faut dire aussi que j'ai lu pas mal en diagonale, ce qui n'aide pas à entrer dans l'action. Mais vraiment, je me suis ennuyée, j'avais l'impression que J.C Oates souhaitait choquer le lecteur sans non plus aller trop loin. Du coup, je me suis retrouvée à lire un roman non pas mièvre mais plein de non-dits avec une chute qui m'a complètement échappée...
Une vraie déception mais je ne capitule pas et lirai encore Oates qui, malgré tout, m'intéresse vraiment, mais qui semble écrire de manière inégale; il faut dire aussi qu'elle est plutôt prolifique.

Quelqu'un de la blogosphère l'aurait-il lu?

dimanche 26 avril 2009

Je reprends les rênes?!...

Pas le temps, trop de travail, manque d'envie et de courage et voilà, le blog est en friches; les notes se font rares et elles concernent des livres lus en novembre 2008.
Et puis, il y a les vacances aussi, et j'en reviens: j'étais pour la troisième fois au pays des kangourous, cette fois en Tasmanie. J'ai lu, un peu: un livre entier, j'en ai terminé un et débuté un autre, pris le temps de taper une note.

Alors motivation, et au boulot bloggesque!



mardi 21 avril 2009

La réserve-Russel BANKS


J'ai découvert Russel Banks avec American Darling, coup de coeur pour moi. Franchement, je me doutais ne pas être aussi emballée à la lecture de La Réserve. J'avais raison.

L'action se situe aux Etats-Unis dans la région des grands lacs; on suit une jeune et jolie fille bien née, en vacances dans le chalet de ses parents adoptifs, avec sa mère; son père adoré est décédé depuis peu. Avec sa mère, ce ne fut que conflits et ça continue, à tel point que l'une séquestrera l'autre.
En parallèle, notre héroïne va tomber amoureuse de l'artiste peintre local qui gagne assez d'argent grâce à son art pour en vivre très confortablement.

Mes souvenirs sont lointains, puisque j'ai lu ce roman fin 2008, et ne trouve le temps de n'en parler que maintenant...Mais s'ils sont si flous, c'est bien parce que La Réserve ne m'a pas marquée. Cette histoire est trop mièvre pour moi, trop prévisible, même si Russel Banks a tenté de mettre un peu d'action, de piment et d'immoralité dans tout ça. Mais la mayonnaise n'a pas pris avec moi.
Selon moi, on est bien loin de la qualité d'American Darling. Le dernier roman de Banks ne fut qu'une lecture divertissante dont je n'ai rien retiré de particulier, ni sentiments envers les personnages, ni réflexion particulière.

J'ai De beaux lendemains dans ma bibliothèque; paraît-il que ce roman de Banks est excellent, alors je m'y attellerai.

Ont lu La Réserve: Amanda Meyre et c'est tout?! Il y a Kathel aussi; merci pour le,lien.