samedi 2 janvier 2010

Au revoir 2009, bonjour 2010

Tout d'abord une excellente année à tous les lecteurs de passage sur ce blog.

Un mois qu'il n'est rien passé ici, je décide donc de débuter cette nouvelle année de manière sérieuse, c'est-à-dire, en postant!La faute au travail, au manque de temps en général et à la flemme qui grandit quand je pense qu'il faut que j'écrive.Et puis mes parents sont avec nous, donc je suis moins disponible, je lis moins. Et nous sommes partis en vacances:

-un week-end par chez moi



-une semaine en Nouvelle-Zélande qui fait que le réveillon de Noël n'a pas existé pour nous mais que nous avons eu droit à deux réveillons de Nouvel An: un en Nouvelle-Zélande, l'autre à Tahiti. Bizarres les conséquences du décalage horaire!



Bref, tout ceci explique en partie cela.

Même si Noël n'a pas vraiment existé, j'ai quand même eu des cadeaux dont un livre,
La vie des saints de la cité de Lidia AMEJKO aux éditions Actes Sud.

Pour terminer, pas de résolution, bonne ou mauvaise pour cette année mais, une fois n'est pas coutume, un petit récapitulatif des lectures de 2009.

En 2009, je n'ai lu que 40 livres, contre 75 en 2008, qui était déjà une année en baisse de régime. MAIS, 2009 fut un très bon cru côté lectures avec de nombreux romans et deux documents qui sont sortis du lot:

-A Mélie sans mélo de Barbara CONSTANTINE;
-Au pays du long nuage blanc de Charles JULIET,
-Le déclin de l'empire Whiting de Richard RUSSO,
-Le koala tueur et autres nouvelles du bush de Kenneth COOK,
-Colloque sentimental de Julie WOLKENSTEIN,
-Je vous promet de revenir, 1940-1945, le dernier combat de Léon Blum, de Dominique MISSIKA,
-Thérapie de David LODGE,
-Les belles choses que porte le ciel de Dinaw MENGESTU,
-Nauru, l'île dévastée de Luc FOLLIET,
-La cité des jarres d'Arnaldur INDRIDASON,
-Tiare de Célestine HITIURA-VAITE

Des coups de coeur:
-Cendrillon d'Eric REINHARDT,
-Voix endormies de Dulce CHACON,
-Le coeur découvert de Michel TREMBLAY,
-Seul dans Berlin de Hans FALLADA

Et un roman qui m'a fait vibrer davantage encore et dont je dois vous reparler car il restera, c'est certain, dans mes meilleures lectures de ma vie:
-L.A Story de James FREY.


Ce roman est absolument envoûtan; lisez-le!

Vous remarquerez que certains livres n'ont pas de lien, c'est parce qu'ils ne sont pas encore chroniqués puisque j'ai quelques mois de retard...

Pas de challenge, défis ni quoi que ce soit pour moi: cela demande trop d'exigences et diminue mon plaisir de lecture. Je ne garde que le Blogoclub de Sylire même si je suis loin d'être assidue. Il reste peu contraignant et m'intéresse.

mercredi 2 décembre 2009

Lucie Aubrac-Laurent DOUZOU


Tout le monde a au moins entendu parler de Lucie Aubrac, grande résistante qui a réussi à faire libérer son mari des griffes de la Gestapo. Cet ouvrage lui est consacré et c'est le premier du genre.En effet, elle a bien publié quelques livres dans lesquels elle se raconte, le plus connu étant Ils partiront dans l'ivresse, que je possède mais que je n'ai pas lu. Mais aucune biographie n'était encore parue; c'est chose faite et de façon érudite. Les faits sont là, non enjolivés, certains accompagnés d'hypothèses et explications.Car Laurent Douzou, l'auteur, n'est pas romancier mais historien; son travail est donc d'exposer des évènements et non de raconter; le style n'est donc pas une priorité même si celui-ci est travaillé. Douzou a rencontré Lucie Aubrac, est spécialiste de la Résistance, il connaissait donc bien le sujet.
Cela donne un livre parfaitement historique, très documenté, réservé à des lecteurs qui possèdent quelques bases concernant le Seconde guerre mondiale, sous peine d'être perdus.
C'est au final très intéressant , notamment parce que Lucie Aubrac n'y est pas particulièrement adulée. Elle est présentée comme une femme courageuse et hors du commun, déterminée, engagée mais aussi comme une femme possédant des zones d'ombre, des failles. C'est ce que je retiens principalement de cette lecture, au-delà de l'Histoire.

Un ouvrage à lire si vous aimez les biographies historiques bien documentées.


Un grand merci à Guillaume et les éditions Perrin pour ce cadeau.

mardi 17 novembre 2009

Le koala tueur et autres nouvelles du bush-Kenneth COOK


Il est bien dommage que Kenneth Cook car j'aurais bien encore profité de ses livres; certes il m'en reste à découvrir, mais la source va forcément se tarir rapidement. Ce recueil de nouvelles était donc mon premier essai, essai concluant.

Les personnages de ces nouvelles sont de bons Australiens du bush,des vrais, des durs, de ceux qui se désaltèrent à coups de bière et vous tapent dans le dos au comptoir d'un pub.Tous plus timbrés les uns que les autres, ils ont tendance à noyer leur ennui dans l'alcool.
Les animaux ne sont pas beaucoup mieux: retors, malades, c'est plutôt leur côté obscur qui ressort.
Le tout est jubilatoire et au final je n'ai de préférence pour aucun récit : de l'éléphant constipé au koala étouffeur, du chercheur d'opale tout rose de poussière au dresseur de serpents qui se fait mordre par eux, tout est cocasse.

Kenneth Cook était conscient de sa "méchanceté", son ironie envers ses compatriotes; d'ailleurs la postface sert d'excuse. N'empêche qu'il y a du vrai dans tout ça.
A relire peut-être pendant un prochain séjour australien.

L'ont lu avant moi: Clarabel,Cathe,Keisha.

jeudi 12 novembre 2009

Colloque sentimental-Julie WOLKENSTEIN



Livre acheté par hasard, en solde. Bien m'en a pris car ce fut une très agréable surprise.

Le décor: l'océan Atlantique, une station balnéaire réputée.

Les personnages:ils sont nombreux, réunis pour quelques jours de conférences.Parmi eux, on trouve:
-une quadragénaire célibataire, Américaine, universitaire spécialiste d'Ann Hellbrown. Elle sort de son pays pour la première fois, autant dire que ce séjour en France relève du pèlerinage,
-une jeune fille qui travaille dans la maison pour payer ses études,
-l'organisateur de ce congrès, tellement beau qu'il ne trouve pas chaussure à son pied...

Le sujet de ces conférences:Ann Hellbrown, une écrivain du XIXème siècle qui habitait dans cette ville et même dans la maison où tous se rassemblent. Elle s'est retirée du monde, se réfugiant au fin fond de l'Angleterre après la mort de son mari. En même temps, elle a pris la décision d'arrêter d'écrire. Les invités présents à ce colloque vont tenter d'élucider le pourquoi du comment. La réponse leur viendra d'une manière assez surprenante; mais surtout, ces quelques jours vont changer le cours de la vie de certains.

Les premières pages n'auguraient, non pas rien de bon, mais rien de spécial, notamment parce qu'il m'était difficile de savoir où tout cela allait me mener. Tout cela, c'est-à-dire les chapitres alternant le "je" d'Ann Hellbrown la femme écrivain et les autres déroulant l'avant et le pendant de la conférence. Petit à petit, tout se met en place, un attachement pour les personnages se crée et l'on se prend au jeu de l'enquête quasi-policière qui rend ce roman particulièrement agréable à lire. Il est à la fois reposant, serein et plein de suspense et d'émotions.

Je vous le recommande donc chaudement.

lundi 2 novembre 2009

L'écume des jours-Boris VIAN

Cette lecture ne me rajeunit pas! En effet, la couverture que j'ai mise ici n'est en fait pas la même que celle que je possède: sur ma version 10/18 que j'aime beaucoup, on voit un magnolia. Impossible de la trouver sur Amazon, trop ancienne sans doute. Car mon bouquin date du collège, pas loin de 20 ans donc puisque c'était une de mes lectures obligatoires, en 3ème ou 2nde. L'aspect est donc vieilli, davantage encore car, vivant sous les tropiques, les livres souffrent. En plus, il y a mon nom en première page et des passages soulignés, en fonction des devoirs qu'on avait à faire!

Rien que pour ça, je suis contente de relire ce roman.

Avant de relire L'écume des jours, je me souvenais de l'histoire globale, ainsi que des mots-valises qui rendent la tragédie de cette histoire d'amour un peu moins injuste. Une nouvelle plongée dans l'univers facile, loufoque et irréel de Colin et ses amis m'a ravivé des souvenirs. Je déguste tous ces jeux de mots: néologismes, mots-valises, figures de style improbables, dont je relis certains. Avec quelques années en plus, je peux aller un peu plus au fond des choses, saisir des sous-entendus, sans penser que j'ai une rédaction ou une fiche de lecture à rendre pour le lendemain.

Bien sûr, l'effet de surprise n'a plus lieu: je me rappelle la fin; n'empêche que je suis bien contente de retrouver cette jeunesse dorée,pas toujours sympathique car au-dessus des réalités mais d'une gentille naïveté.
Pour moi, cependant, L'écume des jours n'est pas un chef-d'oeuvre, mais sans aucun doute, un roman d'avant-garde de par son style, l'histoire d'amour contrariée étant finalement bien banale.

Me reste maintenant à lire d'autres romans de Vian mais je ne possède que celui-ci.



Pour savoir qui a participé ce blogoclub Boris Vian, allez voir chez Sylire.

lundi 26 octobre 2009

Sarah-J.T LEROY



Le principal intérêt de ce roman concerne son auteur: J.TLeroy, 19 ans au moment où il écrit ce premier roman, devient un phénomène dans le monde littéraire américain quand sort Sarah. En effet, personne ne sait d'où vient ce jeune homme talentueux, tourmenté et sulfureux. Son roman peut choquer puisqu'il suit le parcours d'un adolescent travesti qui se prostitue dans les bars les plus sordides du fin fond de l'Amérique.
J.T Leroy est fort discret, ce qui attise la curiosité. En fait J.T Leroy n'existe pas, c'est une supercherie: Sarah a été écrit par une écrivain quadragénaire, Laura Albert, qui a demandé à un ami d'incarner ce jeune prodige. Forcément, cela n'a pas plu aux collègues romanciers qui se sont fait avoir mais cela a sans doute relancé sa carrière. Et on peut se demander si ce roman aurait eu autant de succès s'il avait été écrit sans pseudonyme.

Toujours est-il que je n'ai pas adhéré à cette descente aux enfers et à l'atmosphère vulgaire et malsaine qui en ressort. Un livre qui met mal à l'aise, presque gratuitement, car sans grand espoir pour Sarah de ce sortir de ce bourbier.

lundi 19 octobre 2009

Le déclin de l'empire Whiting-Richard RUSSO


Comme dans les deux précédents ouvrages de Richard Russo que j'ai lus, (Un rôle qui me convient et Un homme presque parfait), on retrouve ici un anti-héros comme personnage principal: Miles Roby, seul, la quarantaine, a raté sa vie sentimentale et a bien du mal avec sa vie professionnelle. En décor, une petite ville des Etats-Unis sur laquelle règne la famille Whiting.
Malgré ces ratages, Miles Roby ne fait pas exception aux hommes que campe Russo: il est attachant, plein de qualités humaines.Il s'occupe de sa fille adolescente, supporte sans sourciller l'infâme petit ami de son ex-femme qui s'est trouvé une seconde jeunesse. Il subit aussi le harcèlement monétaire de son père alcoolique-fugueur ainsi que le chantage moral de la vieille propriétaire de son snack et les assauts amoureux de la fille de celle-ci.
Pourtant, il rêve d'ailleurs, d'acheter une librairie sur une île mais ça ne se fait pas...Cette île, il la connaît bien: il y est allé enfant avec sa mère qui y a rencontré un homme et y retourne très régulièrement.

Ce roman a été sans surprise pour moi puisque Richard Russo utilise ici les mêmes recettes; n'empêche que la narration pleine d'humour et d'empathie fait que je me suis immédiatement attachée à tous les personnages. Car si tous semblent ne pas avoir profité de la vie comme ils l'auraient souhaité, tous vivent avec des questions non résolues. Et on n'espère qu'une chose pour Miles: son bonheur.

L'ont déjà lu: Clarinette,Papillon,Karine...