vendredi 5 novembre 2010

Le plus bel âge-Joanna SMITH RAKOFF

J’ai mis du temps à lire ce roman: déjà parce que c’est un bon pavé de 600 et quelques pages mais aussi parce qu’il m’a fallu entrer dans l’histoire, connaître les différents personnages et ça n’a pas été chose facile.

L’histoire débute en 1998 lors du mariage de Lil avec un jeune homme prétentieux. Tous les meilleurs amis de Lil sont là : Dave, Beth, Sadie, Tal, Emily. Eux, les gosses de riches bobos et qui se veulent intello anti-conformistes ne comprennent pas bien le choix très traditionnel de leur amie Lil, qui se marie à la manière des bourgeois qu’ils veulent détester mais dont ils font partie.

Mais les années passent, chacun fait sa vie comme il le peut : Tal connaît le succès en tant qu’acteur tandis que la carrière de comédienne d’Emily ne décolle pas ; Sadie hésite entre plusieurs hommes, Dave fait de la musique…

Les mariages, les enfants, l’appartement à New York, le divorce, finalement, ils n’y coupent pas : leur vie est aussi banale que celle de Monsieur tout-le-monde. Certains s’en accommodent et réussissent même à être heureux, d’autres n’y arrivent pas. Mais chacun fait son chemin, les amis se perdent de vue pour se retrouver dans des circonstances pas toujours agréables.

Ce roman est très actuel, à la sauce bobo, surfant sur la vague « New York et le 11 septembre ». Il se lit finalement plutôt bien et certains personnages deviennent attachants ; pour moi, ce furent Emily et Beth qui me plurent le plus. Mais les 200 premières pages ne m’ont pas passionnée. En effet, j’étais un peu perdue entre les différents protagonistes qui, je trouve, se ressemblaient tous : arrogants, prétentieux, gosses de riches, méprisant les autres. Mais leurs vies qui s’effondrent et le réel démarrage de l’histoire ont retenu toute mon attention et j’ai poursuivi ma lecture avec intérêt.

Au final, ce n’est pas une lecture inoubliable car plutôt banale : Joann Smith-Rakoff ne possède à mon sens, pas d’immenses qualités littéraires ni d’originalité mais je suis assez contente de l’avoir découverte. Un joli coup d’essai, malgré ses défauts, qui aurait toutefois supporté d’avoir moins de pages et de parenthèses, le lecteur n’ayant pas forcément besoin d’explications aux divers sous-entendus, il n’est pas complètement crétin.

En tout cas, merci une fois de plus à l’opération Masse Critique de Babelio, ainsi qu'aux Presses de la Cité.



6 commentaires:

Joelle a dit…

Je ne suis pas sûre d'aimer beaucoup les personnages vu ce que tu dis d'eux mais sinon, le reste de l'histoire me tente bien :) Maintenant, arriverai-je à passer à travers les 200 premières pages sans me lasser ? Pour savoir, il faudra que j'essaie ;) mdr !

Sophie a dit…

Joelle: oui le mieux est d'essayer; je pense que ce roman pourrait te plaire.

Cécile a dit…

Et bien je pense qu'il vaut mieux lire " Trente ans et des poussières" et sa suite de Mc Innerney.

Cécile a dit…

Et bien je pense qu'il vaut mieux lire " Trente ans et des poussières" et sa suite de Mc Innerney.

Sophie a dit…

Cécile: oui, je pense; et comme je possède ce roman, je vais pouvoir le lire.

Cuauhtli a dit…

Stupéfaite qu'aucun d'entre vous ne mentionne le roman de Mary Mc Carthy "Le Groupe", dont ce livre est un pastiche assumé, même dans son découpage.. La jeune génération est-elle à ce point ignorante des romans pourtant "fondateurs" de la littérature américaine?

Rappellons par ailleurs que Sydney Lumet en a tiré un film, sous el même titre (son premier je crois).