lundi 6 septembre 2010

Le fait du prince-Amélie NOTHOMB



J'ai acheté ce roman pendant mes vacances, dans une toute petite ville où il n'y avait pas de choix, alors que j'étais en panne de lecture. Il y avait évidemment un Amélie Nothomb, que j'ai pris. Mal m'en a pris.

L'histoire: un homme se retrouve avec un cadavre inconnu sur les bras. Plutôt que d'appeler des secours, il fuit, prenant l'identité de ce mort. Il rencontre l'épouse du défunt chez qui il loge et boit du champagne à longueur de journée.

En gros, c'est ça et franchement ça ne rime à rien. Si j'étais vulgaire, je dirais que ce roman est un vrai foutage de gueule. Mais comme je suis polie et bien élevée, je dirais simplement qu'Amélie Nothomb a vraiment manqué de respect envers ses lecteurs en écrivant, plutôt en bâclant, ce roman.
Car j'ai vraiment eu la sensation de lire un ouvrage bâclé, écrit sur un coin de table avec pour objectif la fameuse rentrée littéraire qui fait vendre et gagner de l'argent. Elle n'a même pas fait l'effort d'inventer des noms improbables à ses protagonistes comme elle en a l'habitude.

Je sais qu'Amélie Nothomb ne manque pas de talent, d'autant que j'ai adoré Stupeur et tremblements. Je sais qu'elle a pas mal déçu ces derniers temps, je comprends pourquoi.

Que vaut son dernier opus?

mardi 31 août 2010

Et en plus c'est mon bloggiversaire!

A vrai dire, il a fallu que j'aille chercher dans les archives du blog pour savoir quel âge il a; ou plutôt depuis combien de temps je tiens ce blog. 4 ou 5 ans, je ne savais plus. Finalement, c'est bien

5 ANS!

Ca fait longtemps mine de rien! D'accord, cette année, on ne peut pas dire que ce blog soit vivant mais, je persiste.

J'en profite pour vous donner des nouvelles: je suis rentrée chez moi ce week-end après 3 semaines de vacances, une partie à Saint-Martin, une autre, plus importante, en métropole. Et bien je vous garantis qu'il fait froid en métropole! Je n'ai pas pu faire de défilé de mode puisque, comme je vous l'ai dit, ma valise a été égarée du côté de Los Angeles. Finalement, tout est bien qui finit bien puisque je l'ai récupérée aujourd'hui. Elle est bien arrivée, quasiment en même temps que moi, à Roissy, mais sans doute rebutée par le temps, elle est repartie illico à Tahiti!

Les garçons-Wesley STACE


C'est le deuxième roman du prometteur Wesley Stace. J'ai lu L'infortunée, l'histoire d'un jeune homme élevée comme une fille dans l'Angleterre victorienne, que j'avais adoré. Là, autant le dire, Les garçons n'est pas à la hauteur du précédent. L'idée de départ est certes originale et donne envie: une famille d'artistes, spécialisée dans la ventriloquie, que l'on suit sur plusieurs générations. Le lien se fait par le biais de deux Georges: une marionnette de grande qualité et un petit garçon fasciné par sa famille. Les deux Georges sont, tour à tour, les narrateurs de ce roman; petit à petit, le lecteur fait des liens, jusqu'à connaître LE secret de famille.
J'ai lu ce roman il y a quelques mois déjà et il m'est désormais difficile d'en parler, alors que je serais presque intarissable pour L'infortunée. Certes Les garçons se lit facilement et agréablement mais il manque le chose qui fait que l'on s'attache aux personnages et que l'on en garde un souvenir précis. Le tout est plutôt fade. Mias mettons-nous à la place d'un écrivain: difficile de faire presque parfait à chaque fois!

vendredi 20 août 2010

200 billets!

C'est beaucoup et peu à la fois, 200 billets pour un blog. Mais disons que cette nouvelle note va me permettre de refaire vivre ce blog, toujours moribond...Pourtant j'ai une vingtaine de livres lus et dont je veux parler.

Pour le moment, je suis en vacances et vous écris en direct de métropole.

Lecture du moment:



Mais aussi lu, pendant ces vacances:
La maison aux esprits d'Isabel Allende,
Le fait du prince d'Amélie Nothomb,
Lignes de faille de Nancy Huston.

J'avais pris aussi Bonbon palace de je-sais-plus-qui et J'ai nom sans bruit d'Isabelle Jarry, deux livres que j'aurais sans doute lus avec plaisir si American Airlines n'avait pas eu la bonne idée de perdre ma valise quelque part entre Los Angeles et Paris.
Je passe donc des vacances presque nue et avec peu de romans!

A très bientôt pour une critique peu élogieuse, c'est le moins qu'on puisse dire, du Fait du prince.

lundi 19 juillet 2010

Les amants de la terre sauvage-Katherine SCHOLES


Ce livre, comme beaucoup de bloggeuses, m'a été proposé et offert par Chez les filles. Le titre ne présageait rien de bon mais je l'ai accepté parce que l'auteur est Australienne et vit en Tasmanie. J'ai désormais compris que tout ce qui est Australien ne me convient pas!
L'histoire: une jeune femme tient avec son mari, un lodge en Tanzanie. Ils sont au bord de la failite et du divorce. Elle est délaissée et se retrouve seule au lodge lorsqu'une équipe de cinéma débarque afin de tourner des scènes dans cette pension typique. Sa vie va changer, par amour, évidemment.
Ca, c'est ce que j'en ai lu sur la quatrième de couverture et ce que j'en ai saisi. Car je n'ai pas terminé ce roman-fleuve à la sauce Harlequin. J'ai dû m'arrêter après une soixantaine de pages seulement, au moment où Madame rencontre l'acteur auquel elle ne devrait pas résister bien longtemps. J'ai imaginé la suite, les scènes pseudo-sensuelles, les hésitations à la "je t'aime moi non plus". C'en était trop; j'ai rangé le roman.
Ce genre de littérature n'est pas pour moi.

lundi 28 juin 2010

Mise en bouche-Kyung-Ran Jo



K, la trentaine, est au fond du gouffre: elle qui donnait des cours de cuisine et vivait une histoire d'amour se retrouve seule et forcée de reprendre son travail de cuisinière au Nove, restaurant italien renommé de Séoul. Elle maigrit, n'a plus goût à rien, manger et faire la cuisine ne l'inspirent plus vraiment. Ce qu'elle veut, c'est récupérer son compagnon qui l'a quittée pour une top model. Et ça en devient une obsession qui se mêle à sa passion pour l'art de la cuisine.

J'avoue, j'ai eu du mal à avancer dans ma lecture. Des lamentations sans fin, des comparaisons trop fréquentes entre la cuisine et le sexe, des discours culinaires et des passages sur l'histoire de la cuisine sans intérêt, une présentation de plats pas vraiment alléchants, bref, rien ne me plaisait particulièrement ni ne me poussait à poursuivre.
Sauf que je ne suis pas du genre à ne pas terminer un livre et surtout, j'ai lu la critique de Traversay qui m'a fait tenir. En effet, il y parle d'une fin surprenante. Et c'est le moins que l'on puisse dire! Les vingt dernières pages montent en puissance jusqu'au bouquet final, où la passion fait perdre les pédales.
J'y ai retrouvé l'imagination et la folie des auteurs japonais, voisins de l'auteure, Coréenne. Rien que pour la fin donc, je ne regrette pas ma lecture et, sans forcément en conseiller la lecture, je dirais que, s'il croise votre chemin, ne le laissez pas passer.

Merci à Babelio et son opération Masse critique, ainsi qu'aux éditions Philippe Rey.

mercredi 23 juin 2010

Seul dans Berlin-Hans FALLADA


Deuxième guerre mondiale, au coeur de Berlin. Nous suivons le destin de plusieurs Berlinois qui subissent le conflit, ou s'en délectent. Tous ont un lien: ils sont voisins, ont un homme en commun...Certains sont nazis, d'autres passifs, tandis que d'autres encore s'opposent, à leur façon, à cette guerre. Je pense à cet homme, seul avec sa femme. Ils se parlent peu mais s'aiment, il est ouvrier menuisier consciencieux et dur à la tâche. Un de leur fils est mort au combat, l'autre vire SS. Cet homme simple pense qu'il doit lutter, ce qu'il fait en rédigeant des messages anti-guerre sur des cartes postales, qu'il dispose ensuite dans des cages d'escaliers d'immeubles de Berlin. Ces mesages "subversifs" exaspèrent au plus point les autorités qui déploient d'importants moyens pour confondre ce traître de la patrie. Et elles réussiront. Son épouse, d'habitude si effacée, fera ensuite preuve de breaucoup de caractère...

Hans Fallada a réussi à faire de ce roman une sorte de document historique, passionnant et qui fait des frissons dans le dos. A peu près toutes les réactions possibles en temps de période troublée sont brossées, de la plus vile à plus courageuse, voire inconsidérée. L'homme est un loup pour l'homme, c'est certain, Hans Fallada ne le dément pas. Mais il existe aussi des agneaux, dociles et bons.