
Arezou, la quarantaine, divorcée et patronne d'une agence immobilière héritée de son père, est coincée entre sa mère tyrannique et capricieuse et sa fille, guère plus agréable. Heureusement, son amie et collègue, Shirine est là pour tempérer. Rapidement, un homme va apparaître dans ce monde de femmes: Sohrad, prétendant d'Arezou. Il va attirer les curiosités, mais aussi être à l'origine de tensions lorsqu'Arezou annoncera à ses proches son intention de se remarier.
J'ai été très surprise à la lecture de ce roman; en effet, j'étais persuadée de lire une histoire forte, sur fond de guerre et de religion. Il n'en est rien, ou si peu: On s'y fera est le premier roman de chick-lit¤ iranien que je lis. Une fois l'effet de surprise passé, il y a deux solutions: adhérer au concept "lecture légère" ou abandonner parce qu'on est trop déçu, justement, par cette légèreté.
J'ai choisi la première option et ai passé un bon moment avec ces Iraniennes. Certes j'aurais apprécié avoir plus de détails concernant la vie quotidienne des femmes en Iran, ainsi que davantage de précision sur la capitale et ses quartiers; là, ils sont nommés mais jamais détaillés. Or quand on ne connaît pas l'Iran, il est difficile d'maginer où et comment vivent Arezou et sa famille.
J'aurais aimé également connaître le dénouement des relations entre Arezou et sa fille, connaître plus précisément l'impact du blog d'Ayeh sur sa mère. Bref, j'aurais préféré me sentir plus en Iran que ce que j'en ai ressenti, n'empêche que, c'était agréable.
¤Quand je parle de chick-lit, n'y voyez rien de péjoratif; pour moi, chick-lit est synonyme de lecture légère destinée à un lectorat féminin, pas forcément de littérature niaise.
Merci aux éditions du Livre de Poche pour cette découverte.
L'ont lu également: Sylire,Malice , Joelle, Clarabel, Saxaoul dont le lien vers son blogest dans les commentaires, et j'en oublie.