lundi 20 octobre 2008

De Niro's game-Rawi HAGE


Beyrouth, années 80, c'est la guerre. Deux petites frappes rôdent dans les rues dévastées, volant pour vivre. Ils jouent aux caïds mais la guerre va les entraîner plus loin que la simple délinquance; en effet, l'un d'eux va s'engager dans la milice, tuant froidement s'il le faut, tandis que l'autre, va poursuivre son errance pour ensuite s'exiler.

C'est un roman, en partie autobiographique, d'après ce que j'ai compris. Il est parfois assez violent mais dans l'ensemble froid, où les bons sentiments n'ont pas leur place. Ca se comprend facilement, vu le sujet et je conçois que certains lecteurs aient été oppressés par ce style détaché et cynique. Mais tout cela s'est passé et c'est pour cela que je n'ai pas été choquée ni dérangée. J'aurais quand même apprécié que les deux personnages principaux soient un peu moins du côté obscur: le lecteur ne peut à aucun moment les trouver sympathiques; compatir, les plaindre, les comprendre oui, mais les apprécier non.
Je sors de sa lecture avec un avis assez mitigé: j'ai sincèrement été intéressée par le sujet, rarement abordé en littérature, surtout de cette façon si vive et directe. Rien que pour cette raison, je ne regrette absolument pas cette lecture; mais, comme je l'ai déjà écrit, un peu de douceur dans ces pages m'aurait fait le plus grand bien.

Ce roman, comme à la plupart des bloggeurs, m'a été offert par les éditions Denoël et Chez les filles que je remercie vivement; je sais que je ne l'aurais pas lu sans eux.

PS: après moultes hésitations, j'ai classé ce roman à la fois dans "Moyen-Orient", région d'origine de l'écrivain et dans Canada/Amérique du Nord, lieu de résidence de Rawi Hage.

5 commentaires:

Karine :) a dit…

Je vais partie de celles qui ont été oppressées... mais j'ai quand même aimé, aussi paradoxal que ça puisse paraître! C'est surtout mon sommeil qui en a fait les frais!

sentinelle a dit…

Rien à voir mais un tag musical t'attend sur mon blog, bon courage si le coeur t'en dit ;)

Julien a dit…

Assez d'accord avec ton commentaire : en dépit de l'antipathie des personnages, il s'agit d'un témoignage utile (du moins pour la partie Beyrouth, car la partie Paris n'est pas terrible...)

Sophie a dit…

Karine: parfois certains romans nous font cogiter même la nuit.

Sentinelle: étant moins rpésente sur les blogs, je pensais échapper à ce tag super difficile! Je vais m'y coller.

Julien: d'accord avec toi,ce qui se passe à Paris n'est pas forcément intéressant. Je retiendrai sans aucun doute ce témoignage de la guerre.

chris89 a dit…

Pour moi c'est un récit fort qui ne laisse pas indifférent.Une histoire d'amitié à la vie à la mort.