
Orion est un enfant autiste; il est suivi dans un centre spécialisé dans lequel intervient une jeune psychanalyste, Véronique, pleine de ressources et d'ambition. Leur relation, au départ distante et strictement professionnelle, empiètera bientôt sur la vie personnelle de Véronique. Car elle décide d'exploiter la sensibilité artistique d'Orion, pensant le faire sortir de sa psychose grâce au dessin.
A force de patience, elle gagnera son pari, malgré les crises d'Orion, l'incompréhension ou le découragement.
Ce roman est un condensé d'humanité et d'acceptation de la différence. Véronique est une femme passionnée par son métier, qui ne voit pas Orion seulement comme un patient de plus mais bien comme un enfant qu'elle peut aider véritablement, d'une manière différente. Certes, elle sait qu'Orion restera psychotique mais elle pense pouvoir le faire vivre en société, grâce à la peinture, puisqu'il est talentueux.
Mais Orion lui permet aussi de traverser les épreuves de la vie, les anciennes et les actuelles. Enfin, Orion l'inspire et ses poèmes s'en ressentent.
J'ai vraiment aimé l'originalité du sujet, à la fois roman et document, la relation qui s'établit entre Orion, Véronique mais aussi son mari, les trêves poétiques de Véronique pendant lesquelles elle exorcise ses doutes et ses trop-pleins d'émotion.
Mon premier Henri Bauchau, j'en ai d'autres; chouette!
Sylire l'a lu