mardi 23 décembre 2008

Le chemin des sortilèges-Nathalie RHEIMS


Ce roman retrace la rencontre entre une femme, seule, et un vieil homme, tout aussi seul. Tous les deux ont été très fortement liés pendant des années. Leur lien, c'était une femme: la mère de la narratrice qui fut la maîtresse de cet homme âgé. Ils se retrouvent, après 10 ans sans nouvelles. Ils se racontent, s'expliquent, au travers d'un jeu de piste étrange. En effet, ce sont différents contes de fées qui vont permettre à la narratrice de comprendre qui elle est, ce qui s'est passé dans sa jeunesse.

Verdict: je ne suis pas du tout convaincue, ni par l'histoire en elle-même, ni par la plume de Nathalie Rheims que je découvrais.
L'histoire: je l'ai trouvée plutôt creuse et, malgré l'effet de surprise de la fin, j'ai été peu étonnée et encore moins touchée.
L'utilisation des contes de fées est assez intéressante et m'a donné envie d'en relire certains; mais comme l'écrit Magda, ce côté Psychanalyse des contes de fées au rabais m'a laissée perplexe.
Quant au style, il est disons très "auteur français contemporain", nombriliste même si pas forcément abject.

Voilà, ce fut une découverte plus que mitigée qui ne me fera sans doute pas lire d'autres romans de Nathalie Rheims.


On est plein de bloggeurs(bloggeuses surtout) à l'avoir lu puisque c'était cadeau, les avis sont mitigés.

lundi 15 décembre 2008

La conspiration-Paul NIZAN


Le roman, écrit en 1938, situe l'action 10 ans plus tôt.
Bernard Rosenthal et ses amis, étudiants nantis de l'Ecole Normale, créent un journal La guerre civile communiste, et en parallèle, tentent de mettre en place une conspiration. Le but: la révolution et l'arrivée du communisme au pouvoir.
Oui mais quand on vit dans une famille bourgeoise et que papa donne une rente, difficile de concilier la théorie et la pratique. Difficulté qui s'amplifie quand l'amour s'en mêle...

Le roman est articulé en 3 parties:
-La conspiration: c'est la plus dense, la plus politisée dans laquelle Nizan expose les théories communistes de ses personnages, le contexte politique de l'époque. Parfois obscure, un peu trop philosophique mais intéressante quand on s'y plonge et qu'on prend son temps;
-Catherine, l'amoureuse de Bernard qui lui fait perdre pied et ses grandes idées révolutionnaires;
-Serge: le dissident, le personnage qui, dès le début tente de s'intégrer au groupe sans y arriver. ON sait pourquoi dans cette partie.

Le ton est un peu démodé, parfois un peu pompeux, mais il fait une bonne partie du charme du roman. Nizan a visiblement aimé ses personnages, qui sont paradoxaux, jeunes et fougueux mais passifs; il dénonce cette jeunesse dorée qui voulait changer un monde qu'elle ne connaissait pas. Cette dénonciation, il la mène au travers de ces personnages qui, pour beaucoup reviennent à la réalité ou se perdent, mais aussi au travers de sa plume moqueuse et corrosive.
Parallèlement, il les comprend, les respecte, tente de les comprendre, et nous aussi.

lundi 8 décembre 2008

La fourrure de la truite-Paul NIZON


J'adore la couverture, et j'aurais tout à fait été capable d'acheter ce roman, uniquement pour cette couverture.
Mais j'aurais été assez déçue.Donc merci à la personne qui me l'a prêté: j'ai pu élargir mes connaissances livresques sans rien dépenser.

Stolp est seul ans Paris, vit dans l'appartement de sa tante subitement décédée pendant des vacances. Il étouffe dans ce logement, trop exigu et rempli de meubles et de manteaux de fourrures. Alors Stolp sort: au Bar du football où il rencontre Carmen, au magasin de fournitures de bureau tenu par une amie de sa tante, à La bonne table, chez le couple homosexuels de la laverie...
Et il se pose des questions: pourquoi ma femme m'a quitté? Ou plutôt, pourquoi ai-je été si odieux avec elle? pour ai-je agi ainsi avec Carmen? pourquoi les gens qui s'aiment s'appellent-ils mon pigeon? pourquoi pas "mon hirondelle"?
Pourquoi, pourquoi, pourquoi?

Et moi je lui réponds: pourquoi m'a-t-il ennuyée avec ses questions sans queue ni tête?
J'ai adhéré à plus de la moitié du roman, car, même si Stolp est plutôt antipathique, qu'on n'a pas envie de le plaindre mais plutôt de le secouer, on le ent désemparé et pas du tout à sa place dans cet appartement et ce quartier de Paris. C'est une espèce de personnage asocial qui semble en souffrir.
Mais, un peu avant la 100ème page, Stolp a commencé à m'exaspérer avec ces questionnements qui tournent en rond, auxquels il n'amène pas de réponse et qui ne tournent qu'autour de sa petite personne.
Alors d'accord, il trouve une issue, que je n'approuve pas mais bon, ce personnage égoiste m'a dépassée, je l'avoue.

A noter que la traduction est de Diane Meur, auteur dont on a beaucoup parlé ces deriers temps sur les blogs et ailleurs, et que je vais bientôt lire (enfin, en 2009!)

mardi 2 décembre 2008

Le fiancé de la lune-Eric GENETET


Arno Reyes est un solitaire, voyageant pour son travail aux quatre coins du monde. Un jour, il rencontre une jeune femme et c'est l'amour fou. Finis les voyages et les sacs vite faits trimballés entre deux hôtels. Bonjour l'amour, le couple mais aussi les soucis qu'il faudra combattre, sans garantie d'une issue heureuse.

Voilà c'est court, toujours pour les mêmes raisons:
-roman lu il y a plus d'un mois, les souvenirs sont donc flous;
-pas loin d'une dizaine de notes de lecture en retard, je dois donc faire bref;
-beaucoup de travail et donc peu de temps pour le blog;
-de moins en moins de motivation pour mes notes et la tenue du blog

et surtout:
-parce que j'ai beau dire, ce roman ne m'aura pas beaucoup marquée.

L'histoire est plutôt jolie mais elle manque de profondeur; quelques pages en plus, afin qu'on ressente cet amour, voire cette passion, n'auraient pas été de refus. Là, tout est trop vite survolé: les périodes heureuses et les plus difficiles. Pourtant, on sent la tendresse sous-jacente mais d'un peu trop loin. C'est très dommage à mon avis.
Cela dit, j'adore encore et toujours cette couverture.

Merci à Chez les filles et les éditions HDO,les généreuses.

mardi 25 novembre 2008

Tag musical

Me voilà de retour de vacances et je reviens doucement sur mon blog avec ce tag musical qui date, en brouillon depuis un mois environ et qui m'a bien donné du fil à retordre.

Tout d'abord, je dois vous donner le règlement :
- Choisir 5 chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi.
- Faire une petite playlist avec.
- Rajouter en sixième position "The Song", celle que vous aimez d'amour, plus jamais vous ne pourrez vivre sans.
- Et taguer 5 personnes de votre choix.

C'est Sentinelle qui m'a tagguée.

ABBA: ABBA, je suis fan et puis c'est tout!

Découvrez ABBA!



Nat King Cole
J'adore ce style crooner hispanique et nostalgique, un rien ringard.

Découvrez Nat King Cole!


L'aria Ebben? Ne andrò lontana (acte I),extrait de l'opéra La Wally, que j'ai connu avec le film Diva de Beineix. Ca me fait des frissons partout.


Découvrez Maria Callas!


Take it easy de Mika. Parce que nous débarquons et ne connaissons, mon homme et moi, cette chanson (et l'album) que depuis 2 ou 3 mois seulement. Et on aime ce côté optimiste et dansant; bref, il passe quasiment en boucle chez nous, en alternance avec ACDC que Monsieur écoute assidûment en ce moment!


Découvrez Mika!


Le Sud de Nino Ferrer. Parce que cette chanson est belle:


Découvrez Nino Ferrer!


Vanessa Paradis, le Soldat Rose; ce n'est pas THE SONG, pas plus que les précédentes mais je l'aime beaucoup. Découverte par hasard sur mon Ipod puisque je ne connais pas 10% des chansons qui sont dessus!
http://fr.youtube.com/watch?v=YULXpEvgCG4


Ce tag, ma foi sympathique mais pas facile m'a fait prendre conscience de ma cyber-quichitude concernant l'utilisation de sites tels que Imeem ou Deezer. Tous les jours depuis une semaine, j'y reviens, essayant tant bien que mal de choisir les chansons, copier-coller les bons liens, ne pas en oublier une partie; bref,je suis une quiche!

dimanche 2 novembre 2008

Brooklyn Follies-Paul AUSTER


Je suis à 2 heures de partir à l'aéroport, les valises ne sont pas faites et j'ai terminé Brooklyn Follies cet après-midi. Ma note sera donc extra-courte et plus détaillée à mon retour de vacances.

Ce que je peux en dire: ce fut un coup de coeur! J'ai mis moins d'une semaine pour lire ces 363 pages, alors que j'ai des journées extrêmement chargées qui ne me permettent en ce moment, de ne lire, normalement qu'une vingtaine de pages par jou, un peu plus le week-end.
Ceci est le 3ème roman de Paul Auster que je lis et il arrive an deuxième position derrière Le Livre des illusions et avant Moon Palace.
J'ai aimé les personnages, Nathan, Tom, Lucy, Harry, les personnages secondaires, leurs questionnements, leurs petits ou grands malheurs mais aussi leurs bonheurs quotidiens.
J'ai aimé cette vie de quartier et l'intermède dans le Vermont.
J'ai aimé le fait que tout se termine bien alors que ce n'est pas mon genre d'aimer ce qui est tout rose.
J'ai aimé ces gens comme les autres qui se rassemblent pou former une grande famille.
J'ai aimé retrouver les allusions au cinéma, qui m'ont fait au Livre des illusions.
Voilà: J'AI AIME!et même plus.

Notez, que je suis dans les clous pour la publication de cette note, dans le cadre du Blogoclub de lecture de Sylire et Lisa. Et grâce à ce club, j'ai enfin pu lire ce roman qui m'attendait depuis deux ans dans ma bibliothèque.

A bientôt!

Et voilà, je suis (enfin) en vacances!

Trois de semaines de vacances et de voyage, j'en frétille à l'avance.

Direction(s):

Les Philippines


Borneo


Hawaii, ou plus exactement Honolulu.

Evidemment, en plus des guides, j'ai pris le nécessaire en matière de livres!

Je reviens le 23 novembre.