dimanche 3 août 2008

L'art de courir sous la pluie-Garth STEIN


Après L'art de la joie, j'ai reçu, dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio L'art de courir sous la pluie!
Mais les deux histoires sont radicalement différentes.

Ici, le narrateur est un chien, il s'appelle Enzo et a été adopté par Denny, un jeune homme pilote de courses professionnel. Leur entente est parfaite et Enzo, qui souhaite se réincarner en humain, adopte un comportement particulièrement sensé. Leur vie paisible évolue puisque Denny tombe amoureux d'Eve et se marie. Ils deviennent rapidement parents de la petite Zoe. Mais Enzo est toujours là, fidèle à Denny et à ses nouvelles maîtresses, aussi bien dans les moments de bonheur que lorsque le ciel tombe sur la tête de cette gentille famille.

Ce roman est une sorte de testament d'Enzo qui nous conte sa vie alors qu'il va bientôt mourir. Forcément, j'ai pensé à Marley et moi, dans lequel le héros est aussi un chien. Mais, ici, je suis allée jusqu'au bout car le style est un cran au-dessus de chez Marley. Le début commence bien, d'emblée, Enzo nous est sympathique; c'est un chien intelligent aux pensées profondes, qui compare la vie à la formule 1. Peu à peu, l'auteur est un peu tombé dans la facilité et le pathos, avec une fin "à l'américaine", c'est-à-dire, une belle fin où les méchants perdent et les gentils gagnent.C'est un peu dommage.
Cela dit, à condition de ne pas trop en attendre, cette lecture est agréable, idéale pour la période estivale ou en cas de panne de lecture.C'est tout à fait le genre de romans que j'imagine en film, genre comédie sentimentale.

Merci à Babelio et son opération Masse Critique et aux éditions First.

10 commentaires:

Karine a dit…

Un chien pour héros??? Naaaaaaaaa!!! Pas pour moi! À moins d'un truc complètement décalé, je ne vois pas comment je pourrais aimer!!!

kesalul a dit…

J'aime beaucoup les livres où l'animal peut avoir un rôle important. Là, il est carrément le narrateur, alors je suis tout à fait tentée par ce roman.

Sophie a dit…

Karine: bon alors, passe ton chemin!

Kesalul: tu peux essayer, de toute façon c'est un roman facile à lire et divertissant.

Joelle a dit…

J'adore la couverture ! A noter comme lecture facile spéciale été :)

Katell a dit…

La couverture est très aaccrocheuse...cette truffe canine en gros plan ;-) Elle me rappelle ma Bouvière Bernoise Margotte :-)
Je note le livre pour la détente
;-)

Sophie a dit…

Joelle et Katell: je peux peut-être vous l'envoyer.

cathulu a dit…

La couv' a failli me faire craquer mais j'attendrai sagement qu'il sorte en poche (en croisant les doigts pour que la couv' soit identique !:))

elfes a dit…

Bonjour,

Eh bien, je l'ai lu cet été sous le soleil des Corbières et je suis d'accord avec toi Sophie, il y a du pathos "facile", le côté mélo que les Américains aiment tant...
Mais personnellement, peut-être parce que je suis un peu Germain (Belge), la prise de tête à la française, ça ne m'amuse plus du tout. Dans la littérature américaine, il y a davantage de "chair" de "vivant"... et j'avoue avoir été ému par le fatalisme plein d'espoir de ce chien profondément humain et philosophe. Et pourquoi une littérature qui nous fait croire en l'homme (à travers l'animal anthropomorphisé) ne serait digne que d'une lecture facile en été? Personnellement, je recommande chaudement ce roman. Cela vaut très largement tous les Coehlo avec leur philosophie primaire, par exemple...
Courir sous la pluie, c'est une métaphore de la vie. Et Enzo, c'est chacun de nous: impuissants à changer le monde, comme Enzo qui ne peut parler et n'a pas de pouce, nous n'en sommes pas moins toujours remplis d'espoir, fut-il dans une autre vie que nous promettent les légendes mongoles, ou autres.
A lire d'urgence, pour le plaisir (en encore heureux que lire soit un plaisir), mais aussi pour RESSENTIR et RÉFLÉCHIR...

Sophie a dit…

Merci Elfes pour ce commentaire plus qu'enthousiaste!
Je n'ai jamais lu Coelho donc ne peut ni juger ni comparer.

Anonyme a dit…

Je viens de terminer ce livre hier soir et n'en suis pour ainsi dire pas sortie indemne. Peut-être suis-je trop sensible, à fleur de peau? En tout cas, il s'agit là d'une histoire originale qui vaut la peine d'être lue et qui nous amène à réfléchir et à ouvrir les yeux. Pour terminer, ce que je vais ajouter est un peu mélo mais en refermant ce livre, j'ai versé pas mal de larmes de bonheur...