
Pas besoin de lire tout le roman pour comprendre que l'ambiance est on ne peut plus glauque et déprimante. Mais la plume de Chad Taylor est intéressante, sans non plus être passionnante et Samuel est, malgré son addiction dévastatrice, sympathique. Je me suis attachée à lui, j'ai compris sa démarche d'enquêteur amateur et j'ai tenté de comprendre ce qui l'avait poussé à se détruire.
Mais l'atmosphère pesante dès le départ s'alourdissait au fur et à mesure des pages, devenant presque étouffante par moments.
J'aime les romans aux personnages désespérés mais point trop n'en faut. Le portrait d'une Auckland en perdition, peuplée de malfrats et de drogués m'a tout de même semblée un peu trop caricaturale. D'autant qu'Auckland, je commence à bien connaître, et même si, je l'admets, je ne vais pas dans les quartiers chauds, j'ai peine à croire qu'elle soit une ville de dégénérés comme l'a dépeinte Chad Taylor, qui a privilégié les bas-fonds, forçant un peu trop sur le trait.
C'est quand même bizarre, cette propension chez les écrivains néo-zélandais et australiens à écrire des romans désespérés et désespérants.
5 commentaires:
Je passe, ça me rappelle trop de mauvais souvenirs.
Désespéré et désespérant... je pense que je vais passer mon tour. Et pour avoir connu plusieurs copains pris dans ce tourbillon... je pense que ça me virerait trop de bord que de lire ça!
Il est vrai que ça peut rappeler de mauvais souvenirs pour certains ou faire penser à des copains. Moi aussi j'en ai qui ont connu ce tourbillon.
Je note celui-là car il y a trop peu de romans néo-zélandais à sortir ici. Et moi non plus, je ne décrirais pas Auckland comme une ville qui craint, même si certains quartiers ne sont pas trop fréquentables !
Joelle: Auckland est comme les autres villes, je pense, avec des quartiers qui craignent (essentiellement peuplés de Maoris évidemment!).J'ai du mal à trouver des auteurs néo-zélandais et australiens, mais petit à petit, j'en trouve.
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